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BOTANIQUE.
plus faible dans ce genre que dans le precedent, ne suffit pas pour enlever les taches grasses dulinge et de la laine. On emploie en medecine la Saponaire offlcinale ou herbe ä foulon (S. ofßcinalis,L.), dont les differentes parties, ameres et mueilagineuses, sont frequemment employees en de-coction comme sudorifique. La Saponaire des vaehes (S. vaccaria, L.) est quelquefois tres-communedans les moissons, et sa graine, se melant au ble, donne au pain un goüt desagreable. La Saponairefaux basilic (S. ocymoides, L.) est une jolie plante d’ornement; on pourrait meme en dire autant desdeux autres espöces.
3. DIANTHUS. Linne . .(OEillet.)
Calice tubuleux, cylindrique, ä einq dents, entoure a sa base d'un calicule compose de deux ä sixbractees scarieuses, imbriquees. Corolle ä cinq petales longuement onguicules. Dix etamines. Deuxstyles. Capsule s’ouvrant au sommet par quatre valves. Graines cornprimees, lenticulaires.
L’OEillet des jardins ( D. caryophyllus, L.) croit spontanement dans les lieux pierreux des provin-ces meridionales, et ses nombreuses Varietes sont tres-reeherchees dans les jardins d'orneraent. Sesfleurs ont une odeur tres-agreable, aromatique, piquante, ayant beaucoup d’analogie avec celle duGerofle. Elles sont legerement excitantes. Leur infusion passe pour diaphoretique; mais, comme leurprincipe aromatique est tres-fugace, cette boisson auneaction assez faible; aussi l’emploie-t-on rare-ment. On prepare aussi avec l’OEillet un sirop et un ratafia tres-estimes. D’autres especes croissentspontanement en France ou sont cultivees dans les jardins; telles sont les OEillets mignardise ( D.moschalus, L.), superbe (D. superbus , L.), de poete ou bouquel fait (D. barbatus, L.), de Chine (D. Sinensis, L.), etc. L’OEillet, cliez les anciens, etait dedie ä Jupiter. C’est au roi Rene que Tondoit, dit-on, les procedes de sa culture chez no-us. On ränge ses Varietes en quatre groupes : 1° OE,grenadin ou ä ratafia; 2° OE. prolifere; 3° OE. jaune; 4° OE. flamand.
4. S1LENE. Linne
Calice tubuleux, etroit ou plus ou moins renfle, ä cinq dents. Corolle ä cinq petales longuementonguicules, munis ounon d’ecailles au-dessus de l’onglet. Dix etamines. Trois styles. Capsule trilo-culaire dans sa partie inferieure, s’ouvrant au sommet par six valves.
C’est sans doute au renflement du calice de certaines especes, dont la forme rappelle l’outre duvieux Silene, que ces plantes doivent leur nom mythologique. Ce genre est trös-nombreux en espfices;plusieurs se rencontrent dans nos environs ou sont cultivees dans les jardins; nous citerons particu-liferement le Silene paradoxa, L., qui a les petales bifides et ressemble ä un OEillet.
5. CUCUBALUS. Gaertner.
Calice campanule, ä cinq lobes profonds. Corolle ä cinq petales loguement onguicules, munisd’ecailles au-dessus de l’onglet. Dix etamines. Trois styles. Fruit baeciforme, indehiscent.
Le dernier caractfere suffit pour distinguer ce genre de toutes les autres Caryopbyllees.
6. LYCHN1S. Tournefort. (Lvchnide.)
Calice tubuleux, cylindrique ou plus ou moins renfle, ä cinq dents ou ä cinq divisions. Corolle äcinq petales longuement onguicules, munis ou non d’ecailles au-dessus de l’onglet. Dix etamines.Cinq styles. Capsule uniloculaire, s’ouvrant au sommet par cinq ou dix valves.
Le nom du genre vient d’un mot grec qui signifie lampe, parce que,i d’apres Pline et Theophrasle,les feuilles et les tiges de l’espece connue des anciens etaient employefs pour faire des mfeches. Plu-sieurs espfices sont cultivees dans les jardins d’agrement, entre autreslles L. coronaria, L., flos Jo-vis, cceli rosa, flos cuculi, viscaria, Chalcedonica. Cette derniere est connue sous le nom de Croixde Jerusalem; ses faisceaux de flettrs-peuvent etre employfis en guisje de savon. La Nielle ou Cou-