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Botanique.
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BOTANIQUE. 247

phrodites, solitaires ou groupees par deux ou Irois ä l’aisselle des feuilles. Calice urceole ä la base,ä limbe colore. Corolle ä cinq petales. Cinq etamines inserees au sommet du disque qui Supportel’ovaire. 'l'rois style en massue. Trois stigmates en tete. Fruit bacciforme, charnu. Graines arillees.

Ce genre est compose d’un grand nombre de plantes sarmenteuses, grimpantes au rnoyen de leursvrilles, et remarquables par la beaute et la singularite de leurs fleurs. Toutes ont dans leur interieurune couronne composee de longs filaments rayonnants, diversement colores; la disposition de leursOrganes sexuels, qu’on a compares aux Instruments de la passion, a fait donner ä ces plantes le nomde Fleur de la passion. Beaucoup d’especes donnent des fruits pulpeux tres-delieats, qu’on mangeavec plaisir dans les pays chauds; telles sont surtout la Grenadille quadrangulaire (P. quadrangula-ris, L.), dont les fruits ont la grosseur d’un melon, et la Grenadille comestible ( P. edulis, L.), äfruits violätres, semblables ä de petits oeufs. Toutes forment de superbes palissades ou desguirlan-des elegantes d’une grande etendue. Quelques-unes supportent la pleine terre; mais le plus grandnombre demande la serre chaude ou temperee.

2. MURUCUIA. Tournefort.

Plantes grimpantes, ä feuilles alternes munies de stipules. Calice colore, ä tube sillonne en des*sous. Corolle ä cinq petales. Couronne interieure simple, indivise, dressee, tubuleuse, conique,tronquee, connivente autour du disque qui Supporte l’ovaire. Cinq etamines inserees au sommetde ce disque. Trois styles en massue. Trois stigmates en töte. Fruit bacciforme, charnu. Grainesarillees.

5. TACSON1A. Jussieu.

Plantes grimpantes, ä feuilles alternes munies de stipules. Calice tres-grand, tubuleux, a limbepartage en cinq divisions colorees, mucronees ä l’exterieur vers le sommet, et entoure ä la base d’uncalicule urceole forme de trois folioles en forme d’involucre. Corolle a cinq petales obtus. Couronneinterieure remplacee par une rangee de glandes sessiles sur la gorge du tube. Ovaire porte sur unsupport de la longueur du calice.

4. CAIUCA. Linne . (Papayer.)

Fleurs dio'iques (rarement monoiques). Calice a cinq dents. Les mäles : corolle hypogyne, a limbequinqueparti. I)ix etamines, dont cinq alternes avec les lobes de la corolle, plus longues; les cinqautres subsessiles. Ovaire rudimentaire. Fleurs femelles : corolle ä cinq petales libres. Ovaire libre,uniloculaire, contenant’cinq placcntaires parietaux multiovules. Stigmate subsessile, ä cinq lobesrayonnants, franges. Fruit charnu, pulpeux, ovo'ide, marque de cinq cötes. Graines nombreuses.

Les Carica sont des arbres dont le port rappelle celui des Palmiers par leur tronc simple, cou-ronne d’unbouquet de feuilles au sommet. LePapayer commun (C. Papaya, L.) s’eleve en peu d’an-nees ä trente pieds environ. Sa racine exhale une odeur de Chou pourri.Son tronc cylindrique, recou-vert d’une ecorce grise, unie, esttermine par des feuilles etalees, palmees, a sept lobes oblongs, sinuesou lacinies. glabres. Celles qui, dans leur aisselle, portent les fleurs femelles de couleur jaune (tandisque les males sont blanches), tombent au für et ä mesure que l’ovaire grossit et se developpe, desorte qu’ä sa maturite le fruit est pendant sur une partie du tronc denude. Ce fruit, d’un jaune orange,ä pulpe epaisse, parait etre agreable au goöt, quoi qu’en aient avance certains auteurs, et entre dansl’alimentation vert ou mür. Dans le premier etat, apres en avoir ecoule le suc laiteux, dont nous par-lerons tout ä l’heure, par une immersion plus ou moins prolongee dans l’eau, on le fait c.onfire ouon s’en sert bouilli, et sa saveur alors rappelle, dit-on, celle du Navet . Arrive ä parfaite maturite, lefruit du Papayer est stiere, doux, rafraichissant, iegerement laxatif, et se mange comme les Melons.Mais la particularite la plus interessante de cette espece est la composition de son suc repandu sur-tout dans le tronc et les feuilles. Par l’analyse, il donne une matiere entierement identique ä la fibrineanimale qui lui comnninique une odeur ammoniacale lorsqu’on le brüle. Doue de propritHes energi-