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Botanique.
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IHSTOIRE NATURELLE.

ont une saveur aigrelette, rafraichissante et un peu sucree; on les mange crus, ou bien on en fait unegelee tres-estimee qui a le parfum de la Vanille. On le cultive dans les bosquets d’agrement, oü ilproduit un bei effet, au printemps par ses fleurs, ä l’automne par ses fruits. L’Alisier du Japon(C. glabra, Thunb.) est devenu le genre Pholhüa, et l’Alisier rouge (C. rubra, Lour.) est le typedes Raphiolepis.

DEUXIEME TRIBU. — CALYCANTHEES.

Arbrisseaux ä tige carree. Calice turbine a la base. Sepales et petales nombreux, soudes dans leurpartie inferieure. Carpelles distincts au fond du calice, contenant chacun deux ovules superposes etascendants. Fruits enveloppes par le calice. Cotyledons roules.

5. CALYCANTI1US. Linne .

Arbrisseaux ä tige carree, ä feuilles opposees. Calice colore, charnu ou coriace, ä sepales dispo-ses parseries etagees, ainsi queles Atamines. Corolle nulle.

Ces arbrisseaux appartiennent ä FAmerique septentrionale; l’un d’eux est cultive dans nos jardins,c’est le C. floridus, L.; le peu d’apparence de ses fleurs est compense par leur odeur agrfiable, quirappelle celle de la pomme reinette. Le Calycanthus prcecox, L. (Chimonanihus fragrans, Lind.) aaussi des fleurs d’une odeur suave, qui paraissent de decembre a fevrier.

TROISIEME TRIBU. — ROSEES.

Calice tubuleux, urceole, contenant ftn nombre variable de carpelles monospernies, atfaches ä laparoi interne du calice, qui devient charnu et les recouvre. Etamines en nombre indefini

6. ROSA. Linne . (Rosier.)

Arbrisseaux ä tige munie d’aiguillons, a l'euilles pennatisequees, munies de stipules longuementsoudees au petiole. Fleurs tres-grandcs, solitaires ou en corymbe. Calice ä tube urceole, etranglie ausommet, s’accroissant beaucoup apres la floraison, devenant charnu ä la maturite, recouvert de poilsroides ä la face interne. Limbe ii cinq divisions tres-decoupees, rarement entieres. Styles lateraux,iibres ou soudes en colonne dans leur partie superieure. Carpelles nombreux, osseux, de forme irregu-liere, couverts de poils roides, inseres sur les parois du tube du calice.

« Aucune fleur n’a ete plus anciennemcnt recherchee et n’a plus generalemcnt excite l’admirationque la rose. Citee dans plusieurs passages de. la Bible comme le type de la gräce et de la beaute,vantee par tous les auteurs grecs et latins, celebree par tous les poetes, eile a ete dans tous les sie-cles un objet d’attention et de soins c.liez les peuples civilises; enfin eile a obtenu et conserve jusqu’änos jours le titre de reine des fleurs, devenu banal ä force d’etre repete. ‘C’est que la rose reuniltous les genres de perfection que Fon peut desirer dans une fleur. La seduisante coquetterie de sesboutons, l’elegante disposition de ses petales entr’ouverts, les contours gracieux de ses fleurs epa-nouies, lui donnent la perfection des formes. II n’est pas de parfum plus doux et plus suave que 1csien. Son incarnat est celui de la beaute la plus parfaite; avec des nuances plus vives, eile imite leteint anime de la bacchante, ou sa blancheur devient un embleme d’innocence et de candeur.

« Le Rosier a donc ete cultive des la plus haute antiquite : la plus parfaite des roses, la rose eent‘feuilles, dont l’origine se perd dans la nuit des temps, est due evidemment ä la culture. La plupartdes espcces sauvages successivement ameliorees ont donne peu ä peu un grand nombre de Varietes