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MSTOIRE NATURELLE.
LJ. FRAGARIA. Linne . (Fraisier.)
Plantes herbacees , ä souche epaisse, emettant des slolons aeriens, ä feuilles ternees, la plupartradieales. Fleurs en cimes irregulieres. Calice ä cinq divisions, muni d’un calicule ä cinq divisions.Styles lateraux ou presque basilaires, raarcescents. Carpelles sees, espaces sur un receptacle ovoidetres-developpe, charnu, succulent, glabre, caduo ä la maturite.
Le Fraisier commun (F. vesca, L.), si repandu dans nos bois et sur les montagnes, rivalise parson fruit avec nos arbres les plus distingues. 11 a donne par la culture un grand nombre de varielesqui n’ont pas le parfum de la fraise sauvage. Le suc constitue une boisson rafraichissante, et peutdonner par la fermentation du vin et de l’alcool. Les fraises conviennent surtout dans les grandeschaleurs de Fete , et aux personnes qui digerent facilement. Leur usage Iongtemps continue a sou-vent determine dans l’economie animale des changements extraordinaires, et amene la guerison d’af-fections graves qui avaient resiste ä beaucoup d’autres remedes en apparence plus actifs. La racineest plus frequemment employee comme medicament que les fruits; eile est amere et astringente. Lesfeuilles servent de The aux habitants des campagnes. R est etonnant que le Fraisier ne soit eite nipar les botanistes des premiers siöcles, ni par les anciens agriculteurs : Pline ne fait que le nommer,et les poetes ne parlent de la fraise que comme d’un fruit champetre; aujourd’hui eile fait Fornementdes meilleures tables et les delices des repas champetres.
Plantes herbacees, ä feuilles simples ou imparipennfees. Fleurs solitaires terminales, longuementpedonculees. Calice de cinq ä huit divisions 6gales, etalees. Corolle de cinq ä huit petales pluslongs que le calice. Etamines nombreuses. Carpelles termines par delongues argtes plumeuses.
Le D. octopelala, L., est une fort jolie plante qui croit sur les montagnes alpines, jusqu’en Lapo-nie, dans les pres secs et decouverts.
Calice et calicule cinq divisions persistanles. Corolle ä cinq petales mseres surle calice. Etami-nes nombreuses. Plusieurs ovaires places sur un receptacle commun. Styles se developpant beau-coup aprOs la floraison, et formant au sommet des carpelles de longues barbes geniculees, plumeusesou en crochet.
La Benoite commune ( G . urbanum, L.) a re<;u son nom (qui est une corruption de beneclicta, be-nite) des proprietes merveilleuses qu’on lui supposait. Elle est de quelque utilite en medecine. EnSuede , on s’en sert pour parfumer la biere. Elle est susceptible d etre employee en leinture; enfin,la racine est propre ä tanner les cuirs. D’autres especes, notamment la Benoite ecarlate (G. cocci-neum, Sm.), originaire du mont Olympe , sont cultivees comme plantes d’ornement.
14. AGR1MONIA. Linne . (Aigremoime.)
Calice depourvu de calicule, turbine, ä tube herbace devenant presque ligneux a la maturite, he-risse au sommet d’epines subulees, crochues, ä cinq divisions conniventes apres la floraison. Un oudeux carpelles renfermes dans le tube du calice.
L’Aigremoine commune (A. eupatoria, L.) a ete vantee jadis contre les maladies du foie; eile estquelquefois employee aujourd’hui en gargarisme dans les maux de gorge. Sa decoction teint les etof-fes en jaune d’or.
15. ALCHEM1LLA. Tournefort.
Calice et calicule ä quatre divisions persistantes. Corolle nulle. Quatre etamines tres-courtes, inse'