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HISTOIRE NATURELLE.
sont frais, leur chair est ferme, mais sueree et assez agreable. On les nrange en cet etat dans le midide la France et en Orient; ceux que nous employons ici ont ete seches au soleil. Les jujubes, unies auxdattes, aux figues et aux raisins secs, constituent les fruits mucoso-sucres ou beehiques, dont la de-coction forme une tisane adoucissante. Elles entrent dans plusieurs preparations dites pectorales,entre autres dans la päte de jujubes. Le bois du Jujubier est dur, pesant, roussätre; il prend un beaupoli: on l’emploie ä des ouvrages de tour. D’apres Pline, le Jujubier a ete apporteäRome du tempsd’Auguste, et s’est repandu de lä sur les bords de la Mediterranee. II etait autrefois si comrnun enBarbarie, surtout aux environs d’llippone, que la ville moderne de Bone porte encore aujourd’huichez les Arabes le nom de ville aux jujubes; il y est aujourd’hui beaucoup plus rare.
C’est ä une espece de ce genre, le Z. Lotus, Desf., que Fon doit rapporter une des especes de Lo ■tos des anciens, le Lotos en arbre, qui croit dans l’ile des Lotophages, dans la Cyrena'ique (aujour-d’hui ile de Djerbi et petite Syrte, dans les Etats de Tunis). Clusius, Bauhin, Linne et autres avaientadopte cette opinion; Desfontaines est le premier qui ait determine exactement le vegetal qui produit,selon Homere , ces fruits doux comme le miel, qui faisaient oublier aux etrangers leur patrie.
UV* FAMILLE. - CELASTRINEES.
Arbustes et arbrisseaux ä feuilles alternes, quelquefois opposees. Fleurs axillaires disposees encymes. Calice ä quatre ou cinq divisions etalees, legerement soudßes en tube ä la base. Corolle äquatre ou cinq petales plans, legfsrement charnus, inseres sous un disque perigyne et parietal, quientoure l’ovaire. Quatre ou cinq etamines, alternant avec les petales, inserees sur les bords ou la facesuperieure du disque. Ovaire libre, ä trois ou quatre loges, contenant chacune un ou plusieurs ovulesinseres 4 l’angle interne. Fruit quelquefois drupace, sec, plus souvent capsulaire 4 trois ou quatreloges, s’ouvrant en trois ou quatre valves qui portent chacune une cloison sur le milieu de leur faceinterne. Graines quelquefois recouvertes d'un arille charnu. Embryon axile, droit, entoure d’unendosperme charnu.
Cette famille, formee aux depens de la precedente, a des analogies avec eile, ainsi qu’avec les lli -cinees, les Pittosporees et les llippocraticees. La plupart des Celastrinees renferment des matieresäcres, amferes, dont Faction estpurgative et emetique; quelques-unes portent des fruits charnus co-mestibles et des graines dont on retire une liuile grasse. Ces plantes habitent particuliferement les re-* gions tropicales de l’hemisphere austral; eiles sont aussi rares vers les pöles que vers l’equateur. Leplus grarid nombrc croit aux environs du cap de Bonne-Esperanee.
1. EL.-EDENDRUN. Jacquin.
Arbres a rameaux et ä feuilles opposes. Fleurs en cymes terminales. Calice ä cinq divisions tres-petites. Corolle ä cinq petales etales, ä onglet large. Cinq etamines ä lilets courts, ä antheres arron-dies. Style tres-court; stigmate simple. Fruit drupace, en forme d’olive; noyau ä deux loges mono-spermes.
2. EVONYMUS. Tournefort. (Fdsaik.)
Arbres ou arbustes ä rameaux tetragones, ä feuilles opposees. Fleurs en cymes terminales. Caliceä cinq divisions etalees, recouvert ä la base par un disque pelte, plan. Corolle 4 cinq petales etales,inseres sur les bords du disque. Cinq etamines, inserees de meme. Capsule ä quatre ou cinq logesmonospermes, s’ouvrant en quatre ou cinq valves. Graines entourees d’un arille.
Le Fusain commun ( E. Europwns, L.) croit dans les contrees temperees de FEurope, oü la formebizarre de ses fruits lui a fait donner quelquefois le nom vulgaire de Bonnet de pretre. Toutes sesparties repandent une odeur un peu nauseabonde. Le bois est blanc jaunätre, tres-dur, d’un grain finet serre; on ne l’emploie guere qu’aux ouvrages de tour et de marqueterie. Son charbon sert 4 la fa-