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MSTOIRE NATURELLE.
que nous venons d’indiquer : il y sera d’autant plus ouvert que l'encepbale sera plus developpe, etd’autant plus aigu qu’il le sera moins. LTIomme est ä la tüte des ütres chez lesquels l’angle facialsera le plus ouvert, mais chez lui dejä il y aura des differences assez manifestes : la race caucasiquemesurera 80°, et la racenegre 70°, etc.; apres l’Homme viendront les Quadrumanes, dont l’anglevarie entre 65° et 30°; dans d’autres Mammiferes , il sera plus faible, ce que l’on remarque surtoutchez les Ruminants , oü on ne peut plus guere le mesurer, et il en sera de meme chez les Oiseaux,chez les Reptiles et chez les Poissons , oü il disparaitra meme. Du reste, on n’a lä qu’une mesure ap-proximative de l’encephale, et plusieurs circonstances peuvent faire que l’angle facial n’en indiquenullement le volume; c’est ainsi que le developpement des fosses temporales, dans l’Elephant, parexemple, pourrait faire croire que cet animal a un cerveau tres-developpe, tandis que cela n’est pas.On a voulu aller beaucoup plus loin encore; on a dit que les facultes intellectuelles et instinctivesetaient localisees dans des parties distinctes du cerveau; et, partant de ce principe, qui est loind’ütre demontre, comme les diverses parties de l’encephale peuvent se distinguer ä l’exterieur parles anfractuosites du cräne sur lequel eiles se moulent intimementä l’interieur, Gail a etabli sonSysteme phrenologique , qui consiste ä eludier les bosses craniennes et ä deduire de leur inspectionles instincts ou les facultes de l’intelügence qui doivent predominer.
Un dernier genre de faculte sur lequel nousn’avons pas ä insister ici, et qui ne se trouveque chezl’Honime, est celui qui produit Vexpression, qui, comme on le sait, est surtout manifestee par l’ac-tion des diverses parties du visage.
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Sectioq.
ZOOLOGIE CLASSIFICATIVE.
Dans nos generalites sur l’histoire naturelle, nous avons demontre I’utilile des classificationspour arriver ä la connaissance et ä la determination specifique des divers corps ou etres de la nature;nous avons egalement defini les diverses divisions que l’on devait former dans les regnes animal,vegetal et mineral; aussi n’y reviendrons-nous pas actuellement. Mais nous croyons devoir, avantd’entrer en matiere, dire quelques mots relativement aux deux modes de Classification les plus ge-neralement suivis en France : ceux de G. Cuvier et de de Rlainville; le premier surtout base sur lescaracteresinterieurs ou anatomiques des animaux, et le second plus specialement sur les particula-rites exterieures ou zoologiques, qui, au reste, traduisent assez bien celles qui nous sont offertes parl’anatomie.
G. Cuvier partage les animaux, en tüte desquels il place THomme, en quatre embranchements,d’apres des considerations tirees des fonctions de la sensibilite et de la locomotion, et d’apres lescaracteres fournis par la circulation. les sens, la reproduction, la digestion, etc. Ces quatre em-branchements sont ceux des Vertebres , des Mollusques, des Articules et des Rayonnes, que nousallons caracteriser tres-brievement, devant les faire connaitre plus completement bientot dans le re-sume general que nous allons donner.
Les Vertebhes ont pour caracteres : cerveau et moelle epiniere renfermes dans le cräne et dans lesvertebres; une charpente osseuse ou un squelette forme par la tüte et la colonne vertebrale, aux-quels s’adjoignent des cötes et des membres, qui ne sont jamais au nombre de plus de quatre; desrauscles recouvrant habituellement les os; sang rouge; cceur musculaire; des Organes des sens placesdans des cavites de la face; des sexes distincts; des visceres contenus dans la tete et dans le tronc.— Quatre classes, les Mammiferes, Oiseaux, Reptiles et Poissons .