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IIISTOIRE NATURELLE.
En terminant l’histoire des Quadrumanes, faisons remarquer que, si pendant longtemps on n’apas trouve de ces animaux ä letal fossile, depuis quelques annees on a ete plus heureux, et qu’on asignale des.debris de plusieurs especes en Europa, surtout en France, et en Grece , dans les montsSivalicks, etc., et presque toujours dans des terrains a^sez recents. Citons principalement le genreDryopithecns, fonde en 1858 par M. Lartet.
TROISIEME ORDRE. — CARNASSIERS.
Les Mammiferes de cet ordre, qui correspondent presque completement ä la division des Ferse deLinne, ont pour caracteristique generale : Systeme dentaire compose d’incisives, de canines et demolaires, en nombre variable et de formes differentes, mais le plus babituellement modifiees pourune nourriture animale; qnatre extremites, dont les anterieures jamais terminees par des mains,c’est-ä-dire par une patte ayant un pouce separe des autres doigts et opposable ä ceux-ci, tantötlibres, disposees en pattes ou en nageoires, ou enveloppees dans une membranö alaire, et dont lesposterieures eprouvent les memes metamorpboses et peuvent en outre etre des mains; ongles sou-vent effiles, transformes en griffes; mamelles variables en nombre et en position; tele arrondie ouplus ou moins pointue; les orbites n’etant pas separees des fosses temporales; des arcades zygoma-tiques ecartees, relevees; un estomac simple, membraneux; des intestins en general courts; un cer-veau assez sillonne, n’ayant pas de troisieme lobe et ne recouvrant pas le cervelet; les sens del’odorat et de la vue predominants; regime presque constamment carnivore, parfois insectivore etplus rarement frugivore; vie terrestre dans la plupart des especes, mais pouvant etre aussi aerienneou aquatique.
D’apres ceque nous venons de dire, et, comme nous l’avons expose beaucoup plus completementdans les deuxieme et troisieme volumes de l'histoire des Mammiferes de cette Encyclopedie, oncomprend que cet ordre renferme des especes qui different beaucoup entre elles, et par leurs formesgenerales et par les details de leur organisme, et presentent des variations considerables dans leurshabitudes, quoique presque toutes aient ä peu pres un regime carnivore. Les premieres especesse lient intimement aux Quadrumanes, et les dernieres se rattachent naturellement aux Rongeurs.On en trouve dans toutes les regions du globe, et leur taille varie beaucoup. Les especes actuelle-ment vivantes sont nombreuses, et Fon en decrit aussi beaucoup aujourd’bui exclusivement ä Fetalfossile.
Trois formes principales, trois types, se remarquent parmi les Carnassiers , et constituent les fa-milles speciales des Cheiropteres, des Insectivores e t des Carnivores: cette derniere subdivisee,d’apres son mode de locomotion, en Plantigrades , Digitigrades et Amphibies .
l re famille, CHEIUOPTERES ou CliAUYES-SOURIS. Dans les animaux de cette division, le carac-tere qui domine tous les autres se trouve dans le repli de la peau, qui, se prolongeant en membranenue en dessus et en dessous entre les quatre membres et leurs doigts, de maniere ä ne laisser de libresque les extremites posterieures, en fait des Carnassiers qui jouissent de la faculte de voler avec au-tant de facilite que les Oiseaux; mais, en outre, comme on l’a fait observer, ces membranes alairessont disposees, de teile Sorte qu’elies peuvent, jusqu’äun certain point, remplacer aussi les membrespour la prehension. Les incisives sont petites; les canines plus ou moins fortes, et les molaires,tantöt herissees de pointes sur leur couronne, tantöt sillonnees en long. Les doigts anterieurs sonttres-allonges; les pouces posterieurs sont encore opposables aux autres doigts. Les mamelles ne sontqu’au nombre de deux, et, comme dans les Rimanes et les Quadrumanes, pectorales.
Ces animaux se rapprochent de ceux qui constituent les deux ordres que nous avons passe’s enrevue, et Linne les reunissait ä nos Quadrumanes dans sa division des Primates. Du reste, ils selient si intimement ä ces derniers, que le genre Galeopilbeque, que comme de Rlainville et 'M. Isi-dore Geoffroy Saint-IIilaire, nous laissons aupres des Makis, a ete souvent ränge, et meme parG. Guvier, avec les Cbauves-Souris.
Les Cbeiropteres semblent tous fuir la lumiere, et ce n’est qu’au crepuscule et pendant la nuit