60
HISTOIRE NATURELLE.
plantigrade ou digitigrade'. Les Viverriens rampent moins que les Musteliens, et, sous ce rappori,comme sous plusieurs autres, se rapprochent davantage des Feliens. On en connait une assez grandequantite d’especes repandues partout, excepte en Amerique . Les genres admis actuellement sontceuxdes: Paradoxure, Fr. Cuv., de l’Asie et de la Malaisie (Paradoxurus, Fr. Cuv.; Cynogale,Owen; AmMijodon, Jourdan, et Paguma, Gray); Hemigalus, Jourdan, de Java; Mabcodste (Her-pesles, llliger), propre aux contrees chaudes de l’ancien continent, et subdivise sous-generiquementen Mungoz, Ogilby, et Herpestes, llliger; Ichneumia, Is. Geoffr., forme avec quelques Mangoustesafricaines; Makgue ( Crossarchus , Fr. Cuv.), une espece de Sierra-Leone ; Vonsire (Athilax, Fr. Cuv.),de Madagascar; Gaudia et Galidictis, Is. Geoffr., de Madagascar ; Cryptoprocta, Bennett, du mömepays que les’precedents; Suricate, A. G. Desm. ( Ryzsena , llliger), du Cap; Civette ( Viverra, Linne ),groupe typique, partage en Viverra, G. Cuv. (type, Ja Civette, d'Afrique ); Genetta, G. Cuv. (type,notre Genette, du midi de la France); Linsang ou Prionoder a, Ilorf., une espece de Malacca , ctCynictts, Ogilby, une seule espece ( C. penicillatus, Lesson), du Cap.
5° tribu, Caniens, ayant les molaires alternes ä couronne au moins en partie tranchante; Systemedentaire compose de quarante ou quarante-deux dents; incisives |; canines molaires £e|, oules tuberculeuses rudimentaires ou nulles; membres franchement digitigrades ; anterieurs ä cinqdoigts (excepte chez les Ilyenoides, oü il n’y en a que quatre), dont quatre seulement toücbent lesol, le pouce etant trop court pour y atteindre: posterieurs n’ayant que quatre doigts et exception-nellement cinq; ongles ni retractiles ni tranchants, et des lors n’etant pas transformes en armes;tete allongee; pas de poche anale; cerveau ä circonvolutions assez notablement developpees, Les Ca-niens sont des Carnassiers de moyenne taille, essentiellement terrestres, et qui ont des representantsdans toutes les parties du globe. Une centaine d’especes ont ete decrites, et Fon ä distingue parmieiles un grand nombre de races et de varietes: quant aux genres, si on suivait la Classification deM. Smith, on en admettrait beaucoup qui peuvent naturellement ötre considerablement restreints.Les groupes generiques principaux sont ceux des; 1* Chien (Canis, Linne ), qui se trouve ä l’etatsauvage, comme ä l’etat domestique, dans toutes les parties du monde, ä l’exception peut-6tre deMadagascar et des iles de la mer du Sud, et que l’on doit au moins partager en deux sous-genres,les Canis, Linne , et les Vulpes, Smith, et qui, outre beaucoup d’especes, renferme surtout le Ciiiemdomestique (C. famüiaris) , le Loup (C. lupus), le Chacal (C. aureus ), le Renard (C. vulpes), etc.;2° Fennec ( Fennecus , A. G. Desm., d’Afrique ); 3° Otocyon, Licht., ou Melanotis, Bennett, du Cap;4° Cynhy,ena, Fr. Cuv., ayant pour type le C. pictus, deNubie et d’Abyssinie.
4 e tribu, Hyemieks, ayant le corps surbaisse en arriere, ce qui leur donne un aspect tout parti-culier; pas de tuberculeuses, ou des tuberculeuses rudimentaires; des membres plus ou moinsallonges, surtout les anterieurs, fortemen! digitigrades, sans ongles retractiles. Les especes peunombreuses de cette tribu se nourrissent de chair, mais se contentent de matiere putrefiee, mdmede preference ä de la chair fraicbe; elles habitent presque toutes les parties de l’Afrique , mais sur-tout les environs du Cap, et sont reparties en deux genres: Proteles, Is. Geoffr., et Hyene ( Hysena ,Brisson), dont une espece (H. vulgaris) etend son habitat jusqu’en Asie .
5 e tribu, Feliebs, ayant le moindre nombre de dents possible pour des Carnassiers , c’est-ä-dire äSysteme dentaire compose de: incisives f; canines ; molaires |E| : ces dernieres eouvertes denombreuses asperites, ä partie marginale tranchante, grande: tuberculeuses nulles ou rudinien-taires; membres plus ou moins allonges: les posterieurs plus developpes que les anterieurs, tandisque cela n’a pas lieu chez les Caniens et les Ilyeniens; marche franchement digitigrade; onglesforlement retractiles, et formant des armes redoutables pour dechirer la proie. Ce sont des ani-maux plus ou moins nocturnes, ruses, hardis, avides de sang, marchantavec precaution, souples etrampants lorsqu’il s’agit d’arriver ä portee de la proie; puis, apres avoir tendu tous leurs ressortsen les ramassant, les debandant subitement et s’elancant d’un bond sur eile, en etalant dessus, pour!a retenir, les mains et la gueule, armees d’ongles aigus et de dents acerees. On en connait une assezgrande quantite d’especes, de taille grande ou moyenne, et propres ä toutes les parties du monde,et, comme eiles ont beaucoup d’analogie entre elles, on les a subdivisees seulement en : 1° Gue-pard (Guepardus, Duvernoy; Cynailurus, Ward., ou Cynofelis, Lesson), une espece indienne ct afri-