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UISTOIRE NATURELLE.
lequel il va pendant quelque tetnps se refugier au moindre danger. Rien de sunblable ne s’observochez les Monodelphes et chez lesOrnitliodelplies, qu’on en a quelquefois rapproches. Quelques espöcesn’ont pas de poches, telles sont les Sarigues americaines. Les mamelles sont toujours abdominales,petites, et souvent nombreuses. Les diverses parties de l'organisme presenlent parfois quelques par-ticularites speciales, mais, dans le plus grand nombre des cas, eiles offrent les differences que nousavons signalees chez les Monodelphes. Leur taille est assez variable, les plus grandes especes peuventatteindre jusqu’ä une longueur de 3 metres, et les plus petites n’ont pas plus de 0 m , 16. Leur regimepresente aussi d’assez grandes variations : certains d’entre eux sont carnassiers ou insectivores,d'autres frugivores ou herbivores, et ce genre de vie se traduit ä l’exterieur par des caracteres quifont que l’on peut, jusqu’ä un certain point, si l’on fait abstraction du mode de reproduction,rapprocher ces animaux des ordres divers de Monodelphes qui ont les memes habitudes. Leurhabitat est caracleristique: ce sont essentiellement des Mammiferes australasiens; ils formentpresque ä eux seuls la faune mammologique de l’Oceanie, et ce n’esl qu’exceptionnellement qu’onrencontre un groupe de cette sous-classe dans l’Amerique du Sud et dans les iles de l’archipe! desIndes . On en decrit aujourd’hui plus de deux Cents especes propres ä la faune actuelle; on en connaitaussi quelques especes fossiles, la plupart decouvertes ä la Nouvelle-Hollande, se rapportant ä desgenres encore existants ou ä des groupes perdus, tels que .ceux des Diprotodon et Nototherium, Owen,qui comprenaient des especes au moins de la taille du Rceuf, et dont quelques-unes sont euro-peennes, comme des Sarigues trouvees aupres de Paris, en Auvergne et dans les schistes oolithiquesde Stonsfield ; ces dernieres et petites especes constituant les genres Thylacotherüim, Valenciennes,et Phascalotherium, Owen, lluit familles peuvent etre formees parmi les Didelpbes.
i r " famille, DIDELPIIIDES, chez lesquels il n’y a que trois sortes de dents: ineisives toutes petites,au nombre de dix ä la mächoire superieure et de hu.it ä l’inferieure: une canine de ehaque cöte äl’une et ä l’autre mächoire, forte, comprimee : et des molaires au nombre de douze (six de cbaquccöte) en haut comme en bas; la tete est longue, conique; le menton pointu; la gueule tres-fcn-due; les oreilles sont grandes, tres-minces, arrondies, presque nues; il y a cinq doigts bien se-pares ä toutes les extremites: le pouce de celles de derriere, qui sont plantigrades, est fort, assezlong, opposable aux autres doigts (ce qui leur a valu le nom de Pedimanes) et sans ongles, tandisque les autres doigts ont des ongles crochus; la queue est longue, ronde, ecailleuse, depourvue depoils dans la plus grande partie de son etendue, et prenante chez quelques especes; le pelage estcompose de poils serres, souvent de deux sortes. De taille moyenne et generalement insectivores oudevorant de petits animaux, les Didelphides sont exclusivement americains; on les trouve dans lesforets, et ils sont remarquables en ce qu’ils n’ont pas tous de poches abdominales, et que, par plu-sieurs de leurs caracteres, ils semblent Her les Monodelphes aux Didelpbes. On n’y distingue gene-ralement que deux genres, les Sarigues (Didelphis, Linne ; Philander, Fischer, partage en Didel-phis, Micoureus elPeramys, Lesson; Hemmnis, lsid. Geoffr.), et Chirosectes, llliger.
2° famille, D.4SYURIDES, ayant un Systeme dentaire comprenant de quarante-deux ä quarante-six dents: ineisives mediocres, canines fortes, tranchantes, molaires nombreuses et indiquant desanimaux carnassiers, plus ou moins carnivores ou insectivores; töte plus ou moins conique; museauassez pointu; yeux grands; gueule tres-fendue; corps plus ou moins svelte, allonge; taille grande,moyenne ou petite; pieds de devant ä cinq doigts: posterieurs rarement pendactyles, le plus habi-tuellement ä quatre doigts avec un simple vestige de pouce, ou mßme sans rudimenl de pouce;ongles aigus; queue longue ou courte, velue dans toute son etendue, ä poils souvent tres-fournis, etrarement un peu prenante. Exclusivement australasiens, les Dasyuride's remplissent dans ce pays leröle des Carnassiers de l’ancien monde. Leurs habitudes sont plus ou moins nocturnes; ils vivenldans les rochers au bord de la mer, sur les arbres, etc. Toutes les femelles ont des poches abdomi-nales. Les genres sont ceux des: Tiivlacixus, Temminck ( Peracyon , Gray, et Lycaon , Wagner); Sar-cohiiuis, Fr. Cuv. (Diabolus, Gray); Dasyurus, Et. Geoffr., et Phascogale, Temm.
3° famille, MYRMECOB1DES, se distinguant surtout des Dasyurides par leur Systeme dentaired’Edentes, compose de huit ineisives en haut et six en bas, une canine de cbaquc cöte seulement h