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OISEMiX GALLINACES.
facile: l’estoraac, tres-musculeux par lui-mSme et pouvanl agir avec force sur des substanees tres-dures, est aide dans ses fonctions digestives par les petits cailloux dont prescjue tous lesOiseaux gra-nivores et non triturateurs, comme les Gallinaces, par exemple, ont la precaution d’emplir leurgesier, dans l’intention d’accelerer la decomposition des aliments par Faction immediate qu’ilsexercent sur eux. Des le printemps, chaque couple quitte les troupes assez nombreuses formees aucommencement de l’automne, et^vont etablir leurs nids dans les bois, les ruines, etc.; la femellepond, par chaque couvee, et eile en fait plusieurs dans l’annee, deux oeufs qui, habituellement,doivent produire un male et une femelle; les petits sont d’abord nourris, et d’une maniere particu-liere, par une espece de bouillie blanchätre que leur donnent leurs parents, et ne quittent le nidque lorsqu’ils peuvent se suffire ä eux-mdmes. On sait que les Sponsores sont devenus l’emblemede la chastete et de la fidelite; en effet, chaque couple reste constamment ensemble, mdme dans lesbandes nombreuses, et se temoigne toujours beaucoup d’amitie; mais on a tres-considerablementembelli le tableau de leurs arnours et de leur bonle, et Fon a ete ä regarder comme agreables leursroucoulements continuels. Depuis tres-longtemps domestiques, les races de nos Pigeons de volleressont devenues tellement nombreuses et si differentes, meme organiquement, les unes des autres,qu’il est bien difficile aujourd’hui, sinon mfime impossible, de retrouver d’une maniere certaine lestypes naturels. Ces Oiseaux forment une brauche importante de commerce, et servent souvent äl’alimentation de l’Homme. Les Sponsores, de taille moyenne, se'trouvent repandus dans toutes Ipscontrees du globe; leur plumage est souvent brillant et offre de helles couleurs et des nuances chan-geantes des plus jolies. On forme trois familles dans cet ordre.
l re famille, TRERON1NES, ä bec epais; les deux mandibules se renflant et formant ensemble uneSorte de pince solide; ailes et queue assez developpees; tarses courts, epais; doigts larges, plats,reunis en partie ä la base et produisant une espece de plante de pied epatee; ils ne se nourrissentque de fruits, ne quittent pas les grands bois, et se trouvent en Afrique, en Asie , ä Ta'iti, en Aus-tralie, etc.; genre typique, Colombar [Treron, Levaillant).
2 e famille, COLUMBIDES , ä bec un peu moins fort, avec les deux mandibules arrondies l’une vorsFautre: la superieure beaucoup plus que Finferieure; ailes allongees, pointues; queue plus oumoins grande; tarse assez long, egal au doigt median; ils sont surtout granivores, se rencontrentprincipalement dans les bois, mais peuvent facilement £tre reunis dans les colombiers, habitent partout dans les pays cliauds; genres prineipaux: Ramier ou Pigeon (Columba, Linnef; Biset ( Livia ,Brisson); Tourterelle ( Turtur, Selby), etc.
5° famille, GOURINES, se distinguant surtout par leur tarse allonge, leurs ailes courtes, arron-dies, leur corps voüte et leur queue basse et pendante, ce qui les rapproche assez des Gallinaces : ilsse reunissent en petites troupes, se tiennent habituellement sur le sol, sont omnivores, nichent ;iterre ou sur les rochers, et habitent toutes les parties chaudes du globe, sauf l’Europe ; genres prin-cipaux: Colosibette ( Columbina, Spix), d’Amerique ; Colombi-Caille (Cotumicxmis, Levaillant),d’Afrique; Golosibihe ( Geophops, Gould), d’Australie ; Colombi-Hocco ( Goura , Levaillant), de la Nou-velle-Guine’e.
CINQUIEME ORDRE. — GALLINACES,
Cet ordre a ete forme depuis tres-longtemps, et il u’a guere varie que dans. la place seriale qu’ondoit lui assigner et dans les limites qu’il doit avoir. Chez ces Oiseaux, le bec est moins long que lalöte, et sa mandibule superieure voütee recouvre Finferieure, et a sa base munie d'une peaunue ou cire; les narines sont percees dans un large espace membraneux et sont recouvertes par unoecaille cartilagineuse; les ailes sont en general courtes et concaves, ce qui produit un vol pesant,embarrasse et de peu d’etendue, et les especes peu nombreuses ä ailes aigues sont les seules dont levol soit rapide; la queue est nulle, mediocre ou longue, ct composee d’une douzaine et meme dedix-huit rectrices disposees en toit; les tarses sont plus ou moins longs, plus ou moins emplumes,robustes, scutelles et termines par trois doigts en avant, reunis ä leur naissance ou comme rebordes