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Sur la zoologie et la phytologie. Minéralogie - Géologie - Races humaines.
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HIST01RE NATURELLE.

presque constammentmou; la boucheseuleest ä peu pres conformee comme eile lesera dansl’lnsecleparfait; outre des yeux proprement dits, il peut y avoir des ocelles; les trois segments thoraciquessont presque toujours pourvus chacun d’une paire de pattes, habituellement tres-eourtes, plus oumoins simples, rudimentaires, et qui manquent meme dans un grand nombre de cas; les segmentsabdominaux, souvent au nombre de neuf, mais dont parfois certains sont tres-petits et paraissentrentrer dans ceux qui les avoisinent, sont plus ou moins mous, portent souvent des poils soyeux quiaidenlä la locomotion, et, dans un eertain nombre de cas, offrent une paire de fausses pattes attacheeau dernier anneau. Pendant cet etat, le jeune animal prend des aliments divers et abondants, et vitsouvent plusieurs mois, ou meme plus d’une annee. La nymphe est inactive et ne prend pas denourriture; eile est souvent recouverte d'une peau membraneuse, qui s’applique constamment auxparties situees en dessous, et qui laisse apercevoir, comme emmaillotees, les diverses parties de l’ln—secte parfait qui doit en sortir; mais dans quelques cas eile est renfermee dans une coque.

Les Coleopteres sont repandus partout; presque tous sont terrestres, les autres vivent dans leseaux tranquilles. On en rencontre sur la terre seche ou humide, dans les sables, sur les tleurs, surles arbres, dont ils devorent les feuilles et le bois, principalement ä l’etat de larve; sur les vegetauxherbaces , dans les lieux souterrains, etc.; ils sont diurnes, crepusculaires ou nocturnes, volent sou-vent assez mal, mais le font parfois aussi avec une grande facilite. Leurs moeurs presentent souventdes particularites remarquables; en general, chaque individu vit pour soi, sans autre rapport avecses semblables que les rapprochements necessaires entre les sexes pour la reproduction de l’espece.On en connait aujourd’hui pres de quarante ä cinquante mille, et on peut les partager, suivant leurgenre de vie, en especes qui vivent de proie vivante, ou Creophages; en especes qui se nourrissentde substances organiques putrefiees, ou Saprophages; en ceux qui trouvent leur alimentation dansles matieres excrementitielles, ou Coprophages; en ceux qui attaquent les parties ligneuses des vege-taux, ou Xylophages; et enfin en ceux qui devorent, soit des feuilles, soit des fleurs, soit des fruits,ou Phytophages. Quelques Coleopteres , comme les Cantharides, Mylabres, Meloes, sont employescomme epispastiques; mais aussi un tres-grand nombre d’especes sont tres-nuisibles, comme les Ca-pricornes et les anciens Xylophages, qui delruisent les bois; les autres Phytophages, qui devorent lesfeuilles et les fruits; le Gharancon, qui mange le ble; les Dermestes, qui devastent nos provisionsalimentaires, etc.

La Classification des Coleopteres, peu compliquee ä l’epoque de Linne et de Eabricius en raisondu petit nombre de genres admis alors dans cet ordre, est devenue l’un des points les plus difficiiesde l’Entomologie. Pendant longtemps la methode de M.' C. Dumeril , adoptee et plus ou moins pro-fondement modifiee par Latreille dans le Regne animal , et basee sur le nombre des articles destarses, a ete generalement suivie; mais, quoiqu'elle vienne d’fitre reprise recemment par son auteur[Entomologie analytique: Histoire generale, Classification naturelle et methodique des Insectes äl'aide de tableaux synopliques. 2 vol. in-4°avec fig.; Paris , 1 860), eile est generalement abandonneeaujourd hui, parce qu’elle presente de nombreuses anomalies et rompt trop souvent les rapportsnaturels.entre les diverses divisions. Gelte Classification estremplacee par le groupement des genresen families naturelles offrant entre elles le plus de caracteres communs possibles, soit dans les par ■iicularites zoologiques et anatomiques, soit dans les moeurs, et chacune de ces familles est placee äcöte de celles qui ont avec eile le.plus de ressemblance. Malheureusement jusqu’ici, au milieu desnombreux et importanls travaux publies sur les Coleopteres , aucun ouvrage complet n’a encore etedonne d’apres les regles de cette Classification, car on ne peutregarder comme tels les cataloguesassez nombreux publies en France et ä l’etranger. Un travail semblable est seulement en voie depublication : c’est le Genera des Coleopteres de notre savant compatriote, M. T. Lacordaire .

Pour nous, dans les trois volumes de cette Encyclopedie specialement consacres ä l’histoire desColeopteres , tout en acceptant completement la division par familles naturelles et en la mettant enpratique, nous avons cherche, autant que nous l’avons pu, ä l’allier ä la methode tarsienne, c’est-a-dire que nous avons groupe le plus souvent nos divisions de la meme maniere qu’elles l’etaientdans le Regne animal . Nous avons admis quarante-six familles subdivisees en tribus, sections,genres, etc., excessivement nombreux.

Ces familles sont les suivantes : 1° CIC1NDE1.ETES, tres-carnassiers; ä formes sveltes; des regionschaudes (genres: Maniichora, Fahr.; Megacephala, Latr.; Cicindela, Linne ; Collyris, Fabr., etc.).