ROTATEURS. — HELMINTHES.
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sous-intestinaux; une sorte de cloaque, dans lequel viennent deboucher les oviductes, estsitueäl’extremite posterieuredu eorps. Les Rotateurs se rencontrent dans les eaux stagnantes et jouissentde la propriete, apres avoir ete desseches, et quand ils sont mis dans des circonslances favorables,de reprendre leurs mouvements et la vie. Plusieurs micrograplies, particulieremenl MM. Ehren-berg et Dujardin, ont donne de bons.travaux sur ees elres. Les genres principaux sont ceux des :IIotifer, II vdatina et Brachion.
Fig. 87. Rotateurs. • Itotifere. (Tres-grossi.) Fig. 88.— Helminthes — Ascaride lombrique.
SEPTIEME CLASSE. — IIELMINTHES.
Les Helminthes, Apodes, Enlozoaires, ou Vers intestinaux, sont ordinairement des animaux äcorps tres-allonge, cylindrique ou deprime, presentant souvent des traees plusou moins manifestesde segmentationsannulaires produites pardesreplis de la peau, qui est toujoursmolle; leur boucheest souvent garnie-de crocbets maxillaires ou disposee en maniere de ventouse, et n’offre jamais decils vibratiles; il n’y a de traees nl de membres, ni meme de soies, et les mouvements, quandils ont lieu, sont assez lents, sefont par la reptation; le sang est peu colore, et place dans des Vais-seaux chez quelques-uns, et disperse dans le corps chez d'autres; on n’apercoit chez eux aucun Or-gane de respiration, et ils doivent eprouver les influences de I’oxygene par l’intermediaire des ani-maux dans lesquels ils se trouvent; les Organes nulritifs sont tres-varies: dans certains il y a unebouche et un anus, mais dans la plupart on ne remarque qu’une seule ouverture, qui ne fonctionnehabituellement que comme organe d’intronisation, et qui trouve toute preparee la matiere qui doitnourrir l’animal; le Systeme nerveux, qui n’existe toujoursqu’ä l’etat de vestige, et toujours infe-rieurement au canal intestinal, n’offre pas une chaine de ganglions, ce qui les a fait eloigner desArticules, malgre leur rapport avec les Annelides , et comprendre parmi les Rayonnes.
Les Helminthes sont de taille petite ou moyenne, et ont constamment une coloration blanchätre;l’immense majorite des especes vit en parasite dans l’interieur du corps des animaux et de l’Homme,se logeant principalement dans le canal intestinal et aussi parfois dans la substance du foie, dansle tissu cellulaire, les muscles, le cerveau, le sang, etc. l[s se propagent au moyen d’oeufs; chezquelques-uns on a constate la presence de sexes, et il est probable que cela doit etre general. Deslors on n’a plus besoin d’admettre, comme on la fait pendant si longtemps, une Generation spon-tanee pour expliquer leur existence. Toutefois on ne s’explique pas trop, dans certains cas, com-ment ils peuvent se transmettre d’un animal ä un autre, et comment ils penetrent dans l’interieurdes Organes dans lesquels ils vivent; la petitesse extreme seule de leurs oeufs peut expliquer, aumoins en partie, cette transmission. Quand certaines parties de leur corps sont detruites, eiles peu-vent se reproduire. D’apres des observations re'centes, on sait que ces dtres eprouvent des change-ments tres-considerables dans le cours de leur vie, ce qui fait que des especes admises comme diffe-rentes ne doivent se rapporter qu’ä un seul et meme type; on croit aujourd’hui que certains d’entreeux, pour subir tout leur developpement, vivent suceessivement dans des animaux diflerents. Onvoit aussi que plusieurs especes vivent d’abord libres dans l’eau, et que ce n’est que plus tardqu’elles se trouvent dans les animaux.
Les naturalistes et les medecins se sont beaucoup occupes de ces etres; nous citerons principale-ment les travaux de Rudolphi, G. Cuvier; de MM. Dujardin, Milne Edwards , etc. On les a subdivisesen deux ordres : 1° les CAYlTAIRES,ä canal intestinal flottant dans une eavite abdominale distincte,ct ä bouche et anus manifestes, et 2° les PARENCHYMATEUX, ü corps renferme dans un paren-