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Sur la zoologie et la phytologie. Minéralogie - Géologie - Races humaines.
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MOLLUSQUES EN GENERAL. Ui

manquer dans les dernieres especes, qui n’ont plus qu’un seul orifice; ä cos organes s’adjoignentun foie tres-volumineux, des gdandes salivaires, et, dans quelques especes, qu’on a nommees Phle-benleres, des prolongements qui s'etendent dans presque toutes les parties du corps. La respirationoffre des differences considerables : les especes terrestres et quelques-unes de celles d’eau douccprennent l’air en nature par une cavite pulmonaire placee ä la region Jorsale; les autres especes,fluviales ou marines, respirent exclusivement l’air dissous dans l’eau, au moyen de branchies inte-rieures ou exterieures. La circulation est toujours double, c’est-ä-dire qu’elle fait un circuit ä partet ferme; mais, quoique commencant par des arteres bien distinctes, eile a lieu, au moins en partie,dans un Systeme de lames tenant lieu de veines; dans les premieres especes, le coeur, forme d’unventricule aortique, est tres-complique, et finit presque par disparaitre dans les dernieres especes;le sangest froid, incolore ou legerement colore en bleuätre ou en violet. Les fonctions de reproduc-tion presentent de grandes differences : dans les types superieurs, les sexessont separes et distincts;dans les autres, chaque individu est hermaphrodite, c’est-ä-dire ä la fois male et femelle, mais chezles uns il estnecessaire qu’il y ait rapprochement de deux individus pour que la fecondation ait lieu,ou bien l’individu peut se feconder lui-meme; tous les Mollusques naissent d’un ceuf: mais pourquelques-uns l’oeuf eclöt dans l’oviducte de la femelle, et pour presque tous il doit etre rejete audehors avant l’eclosion, et depose, soit sur quelques parties de leur mere, soit plus ordinaire-ment sur des corps exterieurs etrangers. Chez eux il n’y a pas de metamorphoses proprement dites;toutefois dans certaines especes il y a des changements tres-considerables pendant le developpementdes jeunes sujets. Le Systeme nerveux, bien distinct dans les premiers types, semble presque dispa-raitre dans les derniers. Les organes des sens, appreciables dans les premiers Mollusques et surtoutchez les Cephalopodes , deviennent de moins en moins visibles et paraissent disparaitre dans les der-nieres especes; dans les Poulpes et les Seiches, lesyeux sont ä peu pres composes comme ceux desPoissons; ils le sont beaucoup plus simplement dans les Gasteropodes , et disparaissent dans lesBryozoaires et. Tuniciers, et meme dans les Acephales; l’ou'ie n’est manifeste que dans les Cephalo-podes ; le gout et le toucher, quoique excessivement restreints, s’exercent chez tous.

On connait un nombre immense de Mollusques; les especes vivantes se trouvent dans toutes lesparties du globe, dans le Nord comme dans le Midi, sur la terre au bord des eaux, dans les ctangs etles mares, dans les ruisseaux et les fleuves, et surtout dans la mer; les especes fossiles, au moinsaussi abondantes que les autres, assez semblables aux vivantes, ou en differant tres-notable-ment, ont ete signalecs dans tous les terrains, et sont devenues pour les geologues des signes quiindiquent avec assez de preeision Tage relatif des diverses couches qui les contiennent. Leur nour-riture est tres-variee, animale ou vegetale ; certains sont tres-voraces et mangent une proie vivante,d’autres des matieres organiques putrefiees, et beaucoup les petits ßtres qu’ils rencontrent dans laterre, dans la vase, dans l’eau, etc. La vie des Mollusques semble etre de trois ä quatre ans. Les unsvivent isolement; d’autres, par leur nature meme, sont obliges de vivre en masses tres-considerables :tels sont surtout les innombrables bancs d’lluitres. Outre la nourriture que l’on trouve en si grandeabondance dans les Mollusques , les arts se sont empares de beaucoup d’entre eux: la nacre sert äfaire une belle marqueterie; les perles, de riches parures; diverses coquilles, certains ornements;une Seiche produit l’encre de Chine, et les enveloppes calcaires de beaucoup sont utilisees pouramender les terres. Quelques especes, et nous ne nommerons que les Tarets, nous sont nuisibles etperforent nos digues, etc. L’instinct chez ces etres est peu developpe, mais neanmoins est encoremanifeste chez certaines especes, et, comme les autres etres, ils s’harmonisent avec le milieu danslequel ils se trouvent.

L’etude des Mollusques a occupe un tres-grand nombre de naturalistes; cependant nous devonsdire que ce n’est que depuis un siede environ que l’on a etudie l’organisation de l’animal, car au-paravant on ne l’avait fait que pour la coquille. Parmi les classificateurs modernes, nous nous bor-nerons ä nommer: de Lamarck, G. Cuvier, deBlainville et MM. Deshayes, Quoy, Milne-Edwards , etc.Nous y formerons trois sections : Cephales, Acephales et Molluscoides; les deux premieres, com-prenant les Mollusques vrais, et la derniere des animaux que nous pourrions nommer Faux-Mol-lusques.