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Sur la zoologie et la phytologie. Minéralogie - Géologie - Races humaines.
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PHYT0L0G1E (PHYSIOLOGIE). 161

Lorsque la fecondation s’est operee, et que deja le perianthe et les etamines sesont lletris, Yovairect Vovule continuent, au contraire, ä s’accroitre : le premier devient Ie fruit, le second la cjraine, etla feuille carpellaire constituelepmcarjoedu fruit. Ces trois parties ont de* developpementsdivers.

he fruit offre: 1° un epiderme inferieur devenu exterieur, qui prend le nom d'epicarpe , res-semble assez ä une feuille ou acquiert une eonsistanee plus grande; 2° un epiderme supcrieur de-venu interieur, qui s’appelle endocarpe, peut rester membraneux, devenir corne ou se changer enun noyau; et 3° un parenchyme intermediaire, qui constituele mesocaipe, pouvant,dans beaucoupde cas, se changer en un tissu epais, cliarnu, succulent, qui lui a valu la denomination de sarco-carpe. 11 y a des fruits simples, provenant d’un pistil unique renferme dans une fleur; des fruitscomposes ou syncarpes, formes de plusieurs pistils renfermes dans une meine fleur, et des fruitsagreges, resultant d’un nombre plus ou moins considerable de pistils reunis et souvent soudes en-semble, quoique provenant de fleurs distinctes, originairement tres rapprocbees les unes des autres,et qui se soudent en un seul corps. Le nombre des fruits que l’on admet est considerable; d’apres lanature du pericarpe, le fruit est dit sec ou eharnu; si le fruit reste dos de toutes parts, öu s’ils’ouvre en un nombre plus ou moins grand de pieces ou valves, il est dit indehiscent ou dehiscent:et ce dernier, lorsqu’il est sec, est appele capsidaire; suivant sa disposition et quelques autres par-ticularites, le fruit a encore recu des noms speciaux, dont les principaux constituent la gousse oulegume, la silique, le drupe, la baie, la capsule, la samare, la pomme, le cöne, etc.

Fig. 112. — Etamines polyadclphes,

Fig.H5.

Fruit. Orange.

Fig. 114. Pistil i\ stigmalc sessile,

L ’ovule peut etre unilöcide, bilocide, multilocule, et il prend des noms divers suivant la positionqu’il affecte. La com position de cet organe est tres-complexe : il presente ä l’exterieur une empreintenommee hile, laissee par le funicule; ä l’interieur une autre empreinte appelee chalaze, et ces deuxtraces, ne se correspondent pas toujours, mais sont unies par une sorte de cordon, le raphe.

La graine n’est que l’ovule feconde et apte ä se detacher de la plante pour en reproduire unesemblable; sa forme, sa eonsistanee, sa couleur, son volume, les organes accessoires qui s’yjoignent,sont tres-variables; on y distingue toujours deux parties: i°Yepisperme, tegument forme du tegmen,souvent membraneux, et du testa, plus dur et plus coriace; 2°Yamande, comprenant Yendospermeou albumen, qui peut manquer ou etre plus ou moins developpe, farineux, oleagineux, corne, etc.,etYembnjon, qui constituele rudiment composed’un nouveau vegetal, et peut ne pas exister dans lesAcotyledones, qui, des Iors n’ont pas de graines proprement dites, et se reproduisent souvent pardes organes speciaux encore incompletement connus.

Ces principes anatomiquesetant donnes, passons ä la pbysiologie des vegetaux, et faisons remar-quer que dans les fonctions de nutrition on retrouve, plus ou ' moins modifiees, plus ou moins lieesensemble, les divisions fondamentales que Fon Signale chez les animaux.

liabsorption s’exerce principalement par les racines, et surtout par l’extremite des radicelles, quiportent le nom de spongioles; mais Fabsorption du liquide peut aussi avoir lieu par les feuilles etpar les jeunes racines. La force, qui sollicite le liquide ä penetrer dans les plantes, est produite parimpulsion : par un pheuomene nommc endostome, en vertu duquel deux liquides de densite diffe-rente, separes par une matiere organique, penetrent ä travers la membrane dans le liquide oppose,z. 21