Band 
Sur la zoologie et la phytologie. Minéralogie - Géologie - Races humaines.
Seite
181
JPEG-Download
 

MINERALOGIE CLASSIFICATIVE

181

Q,

euaxzme

Sectioq.

CLASSIFICATION MINERALOGIQUE .

Comme dans les Sciences zoologiques et phytologiques, on a cherehe ä former en Mineralogie une Clas-sification naturelle, c’est-ä-dire quel’on a ränge ä cöte les uns des autres les corps brutsqui ontentrecux le plus d’analogie, et quel’onen a eloigne ceuxquioffrent,aucontraire, le plus de particularitesdifferentielles. D’apres eela on comprend que la nature intime du mineral, sa composition chimique,a du etre la base del’arrangement methodique; puis sont venues, eomme nous l’avonsdit, la disposi-lion cristalline, les diverses proprietes, et enfin les particularites tirees du gisement, c’est-ä-dire lemode de production et les circonstances dans lesquelles se trouvent les corps bruts. Autrefois lesmineraux etaient simplement repartis en Pierres, Metaux et Combustibles , auxquels on a ajoutedepuis les Sels : aujourd’hui l’arrangement de ces corps est fonde sur des bases plus scientifiques,mais cependant on doit dire que, malgre les efforts des mineralogistes modernes, la Classificationest moins avancee que celle des autres Sciences naturelles, ce qui tient au peu de fixite et ä la mul-tiplicite descomposes mineralogiques. La methcde linneenne n’a ete que timidement appliqueeä lamineralogie; la nomenclature binaire ne s’y retrouve pas, et les termes fondamentaux de la Classifi-cation doivent eux-memes etre definis autrement qu’en Zoologie et qu’en Botanique .

L Hndividu ne peut etre qu’un corps simple; d’oü il resulte que, pour arriver jusqu’ä lui, on doitemployer toutes les ressources de la Chimie, et, dans l’immense majorite des cas, decomposer lesmineraux, qui sont presque toujours des assemblages heterogenes. Uespece est la reunion des corpsformes des memes principes ou elements homogenes ou heterogenes et en memes proportions: eilepresente presque consiamment des proprietes semblables, mais, dans quelques cas, peut cristalliseren formes variables, ou offrir quelques autres particularites differentielles, qui constituent les nom-breuses Varietes que l’on rencontre en mineralogie. Le genre comprend les mineraux qui ont entreeux le plus de rapports, plutot sous le point de vue de la composition chimique que sous celui des ca-racteres exterieurs; il faut que les corps ainsi groupes aient pour meme principe ou un acide, ele-ment electro-positif, ou une base, element electro-negatif : et c’est ainsi que l’on pourra avoir desgenres Sulfures, Chlorures, Carbonates , etc. Par suite de considerations ä peu pres semblables, eten ayant surtout egard ä la composition, on a pu arriver ä former des tribus, des famiües, desordres, des classes, etc.; mais l’on peut dire que ce mode de Classification n’a guere ete tente queparBeudant, et n’est pas admis assez generalement pour que nous nous en servions ici; tandis quela methode d’llaüy, dont nous presenterons le tableau, quoique beaucoup moins naturelle, est en~core actuellement classique.

l re classe, ACIDES L1BRES. Les acides qui se trouvent librement dans la nature sont en petitnombre. Nous citerons : 1° 1’Acide sulfüreüx , produit par la combinaison ä peu pres en egale Pro-portion du soufre et de l’oxygene, gazeux ä la temperature ordinaire, ä odeur caracteristique d’al-lumette brülee, se formant dans les eruptions volcaniques; 2° 1’Acide sclfükiqde, ordinairementliquide, noircissant les corps organiques presque instantanement, ä saveur brülante, cristallisationä 4° ou 5° au-dessous de zero en prismes hexaedres pyramides, se trouvant dans diverses grottes. etne differant chimiquement du precedent que par une plus grande quantite d’oxygene; 4° 1’Acideborique, solide, tres-volatil, onctueux, ä aspect varie, fusibleä la flamme d’une bougie en un globulode verre qui s’eleetrise resineusement par le frottement et sans etre isole, compose de höre et d’oxy-gene, trouve en masses lamelleuses dans les lacs de la Toscane , etc.; 4° 1’Acide carrosiqüe, gazeux,