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Sur la zoologie et la phytologie. Minéralogie - Géologie - Races humaines.
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HISTOIRE NATURELLE.

Les plaines sont desterrainspresqucunis ou n’offrantque des ondulations peu considerables com-parativement ä leur etendue : il en existe aussi bien dans les montagnes, oü eiles prennent surtoutles denominations deplateaux ou de plaines elevees, que vers le bord des mers, oü elles constituentles plaines basses ou plages. G’est par des successions de plaines plus elevees les unes que les au-tres, et disposees comme en terrasses, que les continents s’elevent au-dessus du niveau de la mer.

La distribution de la chaleur terrestre depend de 1’arrangemciU des divers materiaux qui com-posent sa surface exterieure, et surtout par celui des terres et des mers; car, sans cela, si les ele-ments qui constituent le globe etaient tous homogenes, il en resulterait que cette chaleur seraitexelusivement determinee par les latitudes et par le mouvement journalier et annuel du soleil, quin’ont cependant sur eile qu’une certaine action. L’interieur des terres est generalement plus froidque les cötes et les iles, et il en est de mente des hautes montagnes, dont la temperature est beau-coup moins elevee que celle des plaines. L’observation a donne ä cet egard des regles que nous nepouvons indiquer dans ce resume.

De l’atmosphere. Au-dessus de la couche solide et liquide qui forme la eroüte terrestre, setrouve Yatmosphere, constitue par Vair atmospherique, indispensable ä la vie des animaux et desvegetaux. L’air, dont la chimie etudie la composition, est un fluide elastique, incolore en petitequantite, colore et constituant le ciel quand il est vu en masse; il se compose essentiellemenl, sur100 parties, d’ä peu pres 21 parties d’oxygene, 79 d’azote : et, en outre de, ,-öVö de gaz acide car-bonique, de vapeurs d’eau plus ou moins considerables, et accidentellement de diverses autressubstances. La couche d’air atmospherique s’etend ä environ 60 kilometres du sol; et plus on s’elevedans le ciel plus eile devient rare, et, par suite, de moins en moins propre ä la respiration.

Telle est, d’une maniere tres-generale, la Constitution du globe terrestre. Voyons maintenant lesphenomenes qui en modifient la surface ä Tepoque actuelle: phenomenes qui nous serviront äexpliquer les modifications tres-nombreuses qui ont eu lieu dans les temps passes.

Les tremblements de terre sont au nombre des causes les plus importantes des changements ter-restres. Habiluellement ces terribles phenomenes sont precedes par des bruits sourds, des roule-ments souterrains: puis des trepidations plus ou moins fortes, des sortes de tournoiements plus oumoins prolonges, depuis quelques secondes jusqua plusieurs mois, ont lieu tantot comme des oscil-lations horizontales, tantot comme des secousses verticales; parfois les tremblements de terre sontrestreints ä un seul point; mais, le plus generalement, ils se propagent ä une grande distance. Uspeuvent non-seulement delruire les cites les plus solidement construites, mais surtout ils ebangenten beaucoup de points la configuration du sol: des fentes et des gouffres se forment, les coucbesde terrains sont deplacees, des cours d’eau peuvent disparaitre ou changer de place, de nouvelleseaux peuvent jaillir, des gaz mepbitiques se font sentir dans l’air, des soulevements et des affaisse-ments se remarquent, etc. Ces effets peuvent se propager ä travers des detroits d’une tres-grandeetendue : des phenomenes assez semblables ä ceux que Ton voit surla terre se passent aussi dans lel'ond des mers, et c’est ä des actions de mßme nature que Ton doit la Separation de certaineslies actuelles qui jadis etaient liees ä des continents: c’est ainsi que Pline, d’apres le rapport deshistoriens, dit que la Sicile a ete disjointe de l’Italie , et que les traditions egyptiennes nous montrentTAtlantide engloutie sous les eaux en vingt-quatre Teures.

Par suite de lois immuables que demontre Thydrostatique, le niveau des mers restant constam-ment le meine, on doit en conclure que les cötes peuvent eprouver des soulevements et des abaisse-ments excessivementlents: car on a observe, pour ne citer que quelques exemples, que, d’uncöte,lesol de la Suede s’eleve, quoique tres-lentement, et que celui du Groenland , au contraire, s’affaissejournellement, et, d’un autre cöte, que des pays jadis places au bord de la mer, de meme qu’Aigues-Mortes, oü saint Louis s’embarqua lors des croisades, en sont eloignes aujourd’hui; et que d’autreslieux, au contraire, au bord de TOcean, jadis eloignes de la mer, en sont actuellement tres-rappro-ches et ont meme etö engloutis par eile.

Ces trois genres de phenomenes, les tremblements de terre et les soulevements et affaissementsdu sol, se concoivent facilement, de meme que ceux dont nous allons parier, lorsqu’on reflechit aupeu d’epaisseur dela eroüte du globe par rapport ä l’immense masse fluide qui le forme : et Ton com-prend que ces diverses actions modilient considerablement la surface du sol : les premiers, en agis-