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Sur la zoologie et la phytologie. Minéralogie - Géologie - Races humaines.
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HISTOIllE NATURELLE.

(Jel’eau des vapeurs chaudes, des ponces et d’autres matieres d’origine ägnee. Souvent les chosesen restent lä, mais eiles peuvent aussi aller plus loin : le volcan se forme, des domes ou cönes lecouronnent, le sol s’eleve considerablement, des matieres fluides s’en ecoulenl, on voit des laves eides scories en fusion, des courants de laves sortent de l’extremite du volcan, s’etendent plus oumoiüs loin en detruisant tout sur leur passage, s’arrelant parfois en culol, et sont d’origine minera-logique differente. Sur les Hanes de la montagne se forment des crevasses par lesquelles la lave sefait jour ä l’exterieur et produit ainsi des filons appeles aussi dikes. Des produits gazeux se voientaussi pendant les eruptions, ou meme dans les volcans eteints, comme ceuxde l’Auvergne : tellessontdes vapeurs d’eau, d’acides sulfureux, chlorhydrique, earbonique, sulfhydrique, etc.; cesgazs, agis-sant sur les matieres solidesextraites des volcans, les desagregent et en formentparfois des sortes deboues, les decomposent, ou, se decomposant eux-memes, donnent de nouvelles substances, commele soufre, par exemple. Les matieres solides provenanl des volcans sont en general des composesdans lesquels entrent la silice: tels que les trachytes, obsidiennes, laves compactes feldspathiqueslaves poreuses ou scoriacees, pouzzolanes, etc.

La force volcanique est enorme, ainsi que l’on peut le constater en en etudiant les effets: dansles eruptions de l’Etna , par exemple, les laves portees au dehors ont du parcourir dans le volcanmeme une hauteur de 5,300 metres, elevation du cralere de cet enorme volcan. Cependant, etmalgre leur formidable action, les volcans ne produisent journellement que des changements assezpeu notables ä la surface du globe; mais toutefois, d’apres leur grand nombre, et nous entendonsparier aussi bien de ceux en activite depuis les temps bistoriques que de ceux qui ont existe jadis etque la nature du sol nous demontre, on doit penser qu’ils ont du produire des effets tres-manifestes.

Aux volcans proprement dits, jetant surtout ä l’exterieur des matieres solides, on doit joindre lesvolcans d’air , boueux ou sahes, qui ne laissent degager que des matieres liquides ou gazeuses, sou-vent accompagnees de substances solides et se presentant parfois avec un aspect boueux. Les fnma-rolles doivent encore etre citeeS : ce sont des jets de vapeurs aqueuses ä 100° de chaleur, qui s’e-ehappent des crevasses du sol avec un grand bruit. La production de quelques eaux thermales seraltache encore ä la meme serie de phenomenes, etc.

La terre est plus ou moins modifiee par les effets interieurs que nous venons de signaler, maisdes modifications beaucoup plus manifestes ont lieu par l’influence des agents exterieurs, et cepen-dant, comme ces changements journaliers n’ont lieu que presquc insensiblement et constammentavec unegrande lenteur, on n’en apprecie souvent pas les effets.

Les effets atmospheriques , leis que ceux de la chaleur, de Yair, des vents, de la secheresse, deYhumidite, de la gelee, etc , produisent sur toutes les roches une action continuelle et des plus ma-nifeste, comme on peut s’en assurer en etudiant les grandes coupes du sol et surtout les profondestranchees formees pour l’etablissement des chemins de fer. Les parties exterieures des roches, surtoutde celles qui sont grenues ou feuilletees, se decolorent, se desagregent plus ou moins: cela se re-marque pour les marbres, les calcaires, et mSme pour les granites, qui se separent en leurs eie-ments primitifs, etc., et cela a lieu constamment dans les montagnes. II semble cependant, dansquelques cas, que les effets atmospheriques soient augmentes encore par les emanations gazeusesqui aident ä la desagregation de certaines roches excessivement dures.

L’action des vents, tres-manifeste pour le transport des cendres voleaniques et pour produirel’elevation des vagues, est presque insensible sur les roches solides, mais est aussi tres-puissante surles sables fms. C’est ainsi qu’en Afrique les vents soulevent des masses de sable, et produisent, parleur accumulation, pour un temps plus ou moins long, des deserts arides lä oü il y avait jadis deslieux pleins d’une luxuriante Vegetation; c’est ainsi que, sur nos cötes, se forment des accumula-tions immenses de sables, de veritables montagnes, nommees dunes, qui vont annuellement ens’avancant dans les terres de 20 ä 25 centimetres, et qui engloutissent tout ce qu’elles rencontrent.

La foudre a aussi une certaine action : eile peut fondre divers minerais dans les haules mon-tagnes, formet’ des fissures ou des especes de canaux dans le sol, detacher et lancer au loin desdebris de roches, etc. : ~

Mais les effets des eaux sont beaucoup plus manifestes que ceux des autres agents exterieurs. Leseauxagissent comme dissolvantes, principalement par la nature chimique de certaines substancesqu’elles peuvent contenir, surtout par de l’acide earbonique; dies agissent comme delayantes, et,