Band 
Sur la zoologie et la phytologie. Minéralogie - Géologie - Races humaines.
Seite
225
JPEG-Download
 

ANTHROPOLOGIE. 22‘>

seryation.de Malpighi a ete confirmee par les recherches d’Albinus, de Ruysch , de Meckel, etc.,mais aussi par celles beaucoup plus recentes de M. Flourens. Ge savant physiologiste n’admet pasque ce soit un reseau qui donne la couleur de la peau, mais bien une couche continue qui s’elendentre le derme et le second epiderme , laquelle coucbe consiste en une matiere secretee, noire dansle negre, rouge ou couleur de cuivre dans l’Americain, incolore dans le blanc; il a retrouve cettematiere pigmentale dans le Kabyle, dans l’Arabe et dans le Maure, et il dit meine qu’elle existeaussi cbez 1 Homme blanc, oü eile colore le mamelon. L’abondance plus ou moins grande de cettematiere, qui peut expliquer jusqu’ä un certain point la couleur des races, doit etre consideree, memed’apres M. Flourens, comme le produit de l’action de la chaleur et de la lumiere sur la peau. On a eneffet des observations qui montrent que, sous l’influence d’une temperature elevee, des modifica-tions visibles se manifestent sur la peau, et qu’il en est de mdme sous l’influence, au contraire,d’une temperature tres-basse; le pelage des animaux change aussi d’epaisseur et de couleur suivantles contrees qu’ils habilent, et ces actions, prolongees pendant un laps de temps considerable, ontsemble süffisantes ä eertains antbropologistes pour expliquer les diverses nuances des races hu-maines, et pour expliquer que, selon le climat, un blanc puisse devenir negre, un negre devenirblanc, etc. Toutefois, nous devons le dire, on a fait des objections serieuses ä cette maniere devoir. « S’il est certain, rapporte Garnot, que les ehaleurs brillantes du soleil font eprouver ä lapeau des modifications assez notables, ces ehaleurs n’en changent pas cependant le caractere essen-tiel: car la peau revient ä son etat primitif, si on la soustrait ä l’action des rayons solaires.» On aconstate aussi que des familles noires transportees en Europe y restaient noires pendant plusieursgenerations successives, et que des familles blancbes amenees en Afrique et en Amerique dans desconditions semblables, conservaient la blancheur de leur peau. D’un autre cote, on eite des popu-lations blancbes autochlhones au milieu de peuples noirs, des populations negres, parmi des peu-plades jaunes, etc.; et cependant, l’action de la temperature, etant la meine dans ces deux cas pourles uns comme pour les autres, aurait du exercer sur eux une action analogue. Certains types pa~raissent resister completement aux influences diverses qui resultent des variations de climats etd’habitudes, et de ce nombre sont les Juifs qui, dans tous les pays, ä toutes les latitudes et ä toutesles epoques, reproduisent rigoureusement les caracteres particuliers qu’ils avaient des les premierstemps historiques, c’est-ä-dire celui qui nous a ete conserve sur les monuments de l’antiqueEgypte . Mais lä il y a peut-etre une explication satisfaisante ä donner: par suite de la repulsionuniverselle ct instinctive, le peuple juif a ete isole meme au milieu des populations les plus agglo-merees, il est reste avec les siens, ses fils se sont souvent allies ä sesfilles, et il n’y a eu qu’exces-sivement peu de melanges. D’oü Fon est amene ä conclure d’une maniere generale que lorsque lesdiverses races qui peuplent le globe restent ä leur etat de purete, c’est-ä-dire sans melange, eilesconservent toujours leur type originel.

Du reste, les opinions et les divagations sur la cause des diverses teintes de la peau humaine sosont multipliees ä Finfini : presque tous les naturalistes admettent que c’est du blanc que toutes lesraces derivent; Pritchard dit, lui, que tous les Ilommes etaient primitivement noirs, et qu’ils sontdevenus blancs en se perfectionnant par la civilisation.

La couleur et la nature des cheveux n'est pas non plus un fait constant dans-une meme race,quoiqu’on doive cependant y trouver de bons caracteres pour differencier les diverses Varieteshumaines.

Quoi qu’il en soit, la peau de l’Homme et la structure de ses cheveux ne sont pas seules ä subirles transformations causees par les influences climateriques. On assure que les depressions et lescompressions du cerveau, et le plus ou le moins de developpement desosde la face et des orbites sontaussi des phenomenes qui se rattachent aux milieux dans lesquels l’Homme accomplit son existenceret il suffit quelquefois, dit-on, d’un nombre d’annees peu considerable pour que des changementsde cette nature s’opererit ehez l’individu transporte d’une region dans une autre, et etablissententre lui et les autres individus plusieurs points de dissemblance. Lo genre de nourriture produitä son tour des effets particuliers, qui se manifestent aussi plus ou moins chez FEuropecn qui, pen-dant une certaine duree de temps, a vecu en commun avec les peuples dont les babitudes ont de-termine ces signes caracteristiques. Enfin, le degre d’intelligence, de civilisation, de relationssociales, est une autre cause predominante qui agit, en quelque sorte, d’une maniere qui tient