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Sur la zoologie et la phytologie. Minéralogie - Géologie - Races humaines.
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ANTHROPOLOGIE. — TYPE JAUNE. 265

barbe cst peu fournie, excepte sur la Ievre superieure. Ils vivent dans les vastes regions du sud-estde l’Asie, depuis le Gange jusque vers la riviere d’Amour, et, corame tous affeetent ä peu pres unemeine physionomie, on a pense avec raison que, ne's sur le grand plateau central de l’Asie , ils sesont irradies de proche en proche, en formant des nations riches et populeuses. Sortis, sous le tren-tieme degre nord, des montagnes et des plateaux du Thibet , pour setendre du dixieme au quaran-tieme, separes de la famille mongole propre par les vastes deserts de Cobi ou de Shamo, ils descen-,dirent vers les rivages de la mer en suivant, comme nous venons de le dire, le cours de six ou seplgrands fleuves roulant vers l’est et le sud ä travers de riches plaines. L’espace qu’ils occupent au-jourd’hui en longitude n’est pas moins etendu et ne le cede pas en surface ä celui que, dans l’ouest,occupent les races japetiques, mais il est moins considerable que celui oü se repandirent les Mon-gols et les races arabiques.

Parmi ces diverses nations, il en est une que sa civilisation sedentaire, mais toutefois etablie re-gülierement depuis des siecles et alors que toute l’Europe etait encore barbare, a rendu des pluscelebres, c’est la Chine ; et, bien que conquise au seizieme siede par les Mandchoux, les Chinoissortis de la meme branche ont ä leur tour subjugue leurs vainqueurs par leurs mceurs, leur religionet leur litterature. On parle bien des peuples aborigenes de la Chine , des Miao, qui se seraientmaintenus par une descendance directe dans les chaines de montagnes les plus inaccessibles dePinterieur des terres; mais tout ce que Pon sait est tres-vague, et il se pourrait meme que ceshommes fussent des monlagnards etablis lä depuis un temps immemorial, et provenant de la mömesouche que les habitants des plaines, ou Chinois proprement äits

Les Chinois sont un peu plus grands que les Tatars, et, comme les Ilindoux, leur tadle est del m ,66 (5 pieds) ä l m ,80 (5 pieds 4 pouces); leurs membres sont bien proportionnes, encore que latele soit grosse; ils deviennent souvent gros, ce qui passe chez eux pour une beaute physique; leurvisage est rond, et meine elargi par le milieu, oü les pommettes produisent des joues saillanles;leurs yeux, dont les prunelies habitueliement brunes passent rarement au noir et presque jamaisau bleu, sont petits, ouverts en amande, avec le coin incline en bas, tandis que l’autre extremite,tres-relevde vers le bout des tempes, y est fortement empreinte de ces rides que l’on nomme vulgai-rement patte d’oie : ces yeux ne sont que tres-peu fendus, et paraissent ne faire que deux lignesobliques dans la figure; les paupieres sont ordinairement grosses et boursouflees, presque priveesde cils; les sourcils, tres-minces et noirs, sont egalement tres-arques; le nez, bien separe du frontpar une depression profonde, est rond, un peu aplati, avec les ailes legerement ouvertes, et sansetre trop gros; la bouclie est grande, avec les dents verticales, et les levres un peu grosses, habi-tueliement d’un rouge livide; le menton, qui est petit, est en general degarni de barbe, mais lamoustache, naturellement soyeuse, devient souvent tres-longue; leur oreille est grande ettres-deta-chee du visage, ce qui est un des meilleurs caracteres de la race; les cheveux sont lisses, plats, etne bouclant jamais, de longueur moyenne, gros, toujours noirs, disposes sur le front de facon ä yformer tres-distinctement cinq pointes: comme ils sont peu fournis, les Chinois semblent avoirvoulu deguiser cette sorte de pauvrete en se rasant la tete, et ils ne laissent ordinairement qu’unequeue plusou moins longue au vertex, lequel n’est ni trop proeminent ni trop saillant; leur peau esthuileuse, jaune, et passe au brun meme fonce sous le vingtieme degre parallele et au-dessous, oü lemelange des Malais, dans la presqu’ile occidentale de Finde, a porte quelques modifications dans laphysionomie primitive, et les Chinois les plus septentrionaux sont aussi les plus fonces en couleur.Les femmes cependant, surtout celles des classes elevees, qui, par leur education, leur vie sedentaireet la conformation artificielle ä laquelle onsoumet leurs pieds en les reduisant ä leur plus simpleexpression, pour en faire, selon les Chinois, un objet gracieux, mais aussi peu propre ä la locomo-tion, les femmes, par tous ces motifs, confmees dans les maisons, ont souvent un teint comparableä celui des Europeennes: mais alors cette teinte blanchätre de la peau n’a pas une carnation rosee, etrappelle, dit Bory, l’idee du suif. Toutefois, Lesson rapporte avoir vu des Chinoises que des traitsfins et delicats, une coupe parfaite des contours de la face et des traits, l’e'clat des yeux, la blan-cheur mate de la peau rendaient vraiment belles. Dans les classes pauvres, il n en est plus ainsi, etles femmes, qui doivent vaquer ä tous les so ins du menage, ont une peau dont la leinte halee, d’unjaune brun parfois assez intense, est.presque entierement semblable ä celie de leurs maris. Cesfemmes, qui sont vieilles d’assez bonneheure, et dont la tadle est plus degagee et plus svelte que