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Sur la zoologie et la phytologie. Minéralogie - Géologie - Races humaines.
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ANTHROPOLOGIE. — TYPE JAUNE. 271

familles des races jaune et brune: provenant d’un melange des deux familles des Indo-Chinoisetdes Hindous, ils se sont propages, bien avant nos temps historiques, dans les grandes lies de laSonde, de Sumatra , de Java, oü ils avaient fonde des empires riches et dejä avances en civilisation.Plus tard, ils firent des expeditions sur le continent d'oü ils etaient sortis jadis, et allerem s’etablirä Jökor, en dominant toute la presqu’ile de Malak ou Malacca , d’oü provient leur nom national.Peuples navigateurs, les Malais trafiquerent de bonne heure avec les Arabes de la mer Rouge, puisils coloniserent toutes les lies des arcbipels de 1 Est, mais en ne s’etablissant que sur les rivages etrefoulant dans l’interieur les premiers proprietaires.

La tadle moyenne des Malais est de l m ,75 ä l m ,80 (5 pieds 3 ou 4 pouees) et rarement un peuplus; ils sont assez forts: leur corps est bien pris, muscle, sans embonpoint; les membres bien faits,quoique delie's; le pied est petit, bien que presque constamment contenu dans une chaussure. Lacontexture de la tete et la proportion de son volume rappellent celles des races eaucasiques, maisles yeux sont un peu plus ecartes, ouverts en long, brides aux angles, un peu releves vers lestempes, comme chez les Chinois, proteges par de longs cils, recouverts d’epais sourcils noirs, ä pru-nelle noire de jais et ä cornee tirant sur le jaunätre; lenez, distingue du front parun enfoncement,est peu different du notre, assez bien fait, mais gros; la bouche, dont l’interieur, suivant Bory, estd’un violet prononce, est moyenne, avec des levres un peu colorees, surtout la superieure, et garniede dents verticales blanches, mais qui ne tardent pas ä devenir noires et meme ä tomber, par suitede l’usage que tous les peuples des contrees cbaudes de l’Asie ont de mächer du betel mele avec del’arec et de la chaux. (Voir nos figures de Malais, pl. XIV, fig. 1 et 2.) Les femmes sont en generalbelles, surtout dans leur jeunesse : leur sein est hemispherique, eleve, ferme; leur peau, plus elaireque celle des hommes, est unie, sans odeur desagreable: ces femmes font frequemment usage del’eau, et, apres le bain, eiles s’oignent le corps et les cheveux d’huile parfumee, qui entretient lasouplesse de la peau. « Excessivement souples, dit Bory, lascives, et preferant les Europeens auxhommes de leur espece, elles s’appliquent ä prouver cette preference par mille raffinements lubri-quesqui ne sont guere connus que des Chinoises. La multiplicite, la rapidite de leurs mouvementss’allienl fort bien-avec la mollesse de leurs allures nonchalantes. Nubiles de tres-bonne heure,des neuf ä dix ans, on les dit moins fecondes que les autres femmes. » Chez elles la vieillesse vientvite, et elles se deforment promptement. Les hommes, monogames ou polygames, ne sont pas,quoique sensuels, ä beaucoup pres aussi voluptueux que les femmes, dont ils sont cependant jaloux.Ils sont generalement feroces, cruels, vindicatifs, sans foi, inconstants, paresseux, et se livrant aubrigandage et au vol. Chez eux il y a un penchant irresistible ä s’enivrer avec des liqueurs spiri-tueuses qu’ils obtiennent de diverses plantes, selon lesclimats: beaucoup d’entre eux font surtoutabus de l’opium, qui lesrend, lorsqu’ils en ont trop pris, furieux et sanguinaires.Marins par excel-lence, ils font le cabotage dans les eaux des pays qu’ils habitent, et meme fort loin de chez eux, etpar leur piraterie ils rendent dangereuse la navigation des mers de 1’Inde et de la Chine . Ils pren-nent surtout comme nourriture le riz, le sagou, le fruit de l’arbre ä pain; recherchent aussi lepoisson et ne mangent que plus rarement la chair des mammiferes et des oiseaux, et aiment releverleurs mets avec une grande quantite d’epices. Meme dans les lies les plus eloignees et les plus pau-vres, ils ne vont jamais nus; leurs vetements consistent souvent, chez les hommes, dans une pieced’etoffe fixee autour des reins en maniere de petits jupons ou de calecons qui ne passent pas legenou; et pour les femmes, en pagnes plus grandes, contournees, arretees sous la gorge par quelquenoeud et descendant jusqu’aux chevilles; le haut du corps reste habituellement nu, excepte chez leshabitants des villes et chez les guerriers, qui portent sur l’epaule une piece d’etoffe du pays enguise de manteau. Leurs armes sont le kris ou lame legere garnie d’un long ter ou d une pointe enbois durci; ils ont aussi des sabres grossierement faits, et savent tres-bien se servir du poignard, et,müme pour quelques-uns, de nos fusils. Les Malais sont gouvernes par de petits princes independants ou rajahs. Ils semblaient n’avoir pas de religion lorsque les trafiquants arabes leur ont importele mahometisme, qu’ils suivent strictement: chez eux le respect pour les restes des morts est tresgrand. La langue malaise, qui est, assure-t-on, la plus douce de la terre, est tres-simple dans sonmecanisme, s’exprime par des caracteres arabes et s’ecrit de droite a gauche: cependant, quandleurs affaires commerciales les appellent aupres des Europeens, dont ils ne repoussent pas la societe,ils se servent aussi des caracteres chinois.