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Sur la zoologie et la phytologie. Minéralogie - Géologie - Races humaines.
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ANTHROPOLOGIE. — TYPE BRUN. 289

tieux, croient aux esprits, ä 1 influence des songes, aux eharmes et aux sortileges: ils attribuent äces influences malfaisantes presque toutes leurs maladies, et les remedes qu’emploient les kerredaiset les mulgaradoctes sont des conjurations ou de nouveaux charmes pour detruire l’elfet des Pre-miers. Quelques tribus de la Nouvelle-Hollande admettent un bon esprit nomine Koyau, et unmauvais esprit nomme Potoyan; les montagnards australasiens croient que le Warwi, sorte d’am-phibie approchant du Crocodile, habite les rivieres de l’interieur et en sort parfois pour enleverdes enfants qu il devote, et ils disent que le Coupir, autre monstre ä figure bumaine, se retirantdans des savanes inaccessibles, peut faire perir les Noirs tout en respectant lesBlancs. On dit queces peuples croient a une autre vie. Ils respectent les depouilles des morts. Leur langage est gut-tural, et l’on y retrouve des traces de l’idiome des habitants de la Nouvelle-Guinee , etc.

Tous les Australasiens fuient la civilisation, et des individus eleves en Europe se sont bates, entouchant le sol natal, de retourner dans leurs forets pour reprendre la vie de leurs peres: touteprecaire qu’elle est, mais aussi ayant l’independance qui est neeessaire ä leur nature. Dejä les habi-tants de ia Nouvelle-Hollande sont refoules par les Anglais , qui y possedent plusieurs colonies et desvilles ricbes et populeuses, dans l’interieur des terres et bien au delä des montagnes Bleues. Nepouvant ou ne voulant pas sc meler aux Europeens , ces sauvagessont destines ä 6tre detruits.

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Fig. 147. — Sacriflce des dents cliez les Australiens,

Enfin la derniere grande division de la race brune est, pour Lesson, le mmeaü americam, quicomprendrait la seule fahille califorkienine. Quoique ce rapproebement nous semble peut-etreforce, coinrne cette famille est des plus difficiles ä classer et qu’elle semble peu se rapprocher decelles propres ä l’Amerique , nous croyons devoir en parier actuellement.

«Les Californiens , dit Lesson, qui comptenl une variete infinie de tribus, sont evidemment despeuples croises, issus du nielange des Oceaniens negres et des Oceaniens jaunes. Portes sur lesterres arides et brülees de cette portion de l’Amerique , soit par les courants, soit par des tempetes,qui auront devie de leurs routes leurs pirogues de voyage, ils auront chasse de Ia cöte les indigenesde larace ä peau rouge d’Amerique. Ils ont retenu plusieurs coulumes des Oceaniens; ainsi ilsmangentles prisonniers faits ä la guerre, mettent ä mort des esclaves qu’ils enterrent avec les depouilles deschefs ou qu’ils sacrifient par esprit de devotion et pour sanctionner les traites. Ils vont nus, dedai-gneux de se bätir des maisons; quand ils sont libres, manifestent la plus complete nonchalance, etles chefs des Missions ont eprouve les plus grandes difficulles pour les civiliser. Ils ont conserve, desNegres oceaniens l’usage de se parer de plumes et de se barioler le corps de rouge et de blanc,

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