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Sur la zoologie et la phytologie. Minéralogie - Géologie - Races humaines.
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ANTHROPOLOGIE. — TYPE CU1VRE. 295

physique et morale, et c est ä elles que Ton doit la creation de Fanden et celebre empire du Perou .Leur civilisation, comme celle des Asteques , etait tres-avancee, car ils savaient travailler Tor etl’argent, polir les pierres precieuses, cultiver la terre, edifier de splendides edifices ornes de sculp-tures et de peintures; ils avaient des connaissances astronomiques, une langue tres-riche, uncpoesie etun culte spiritualiste; leurs pretres.se vouaient au celibat, et leurs rois etaient regarde'scompe descendants du soleil; ils professaient pour les morts la plus religieuse vendration, et, commeles Egyptiens, momifiaient les cadavres. Au lieu de perfectionner l’intelligence de ces peuples par1 exemple de bonnes lois, par 1 action bienfaisante d une douce religion, les conquerants europeensont prefere employer la force brutale, detruire, et s’emparer de richesses accumulees depuis dessiecles (Yoy. pl. XXXVII, fig. 2).

Les debris qui restent actuellement des Incas ou des Quichuas ont, avec une peau brun olivätre,des traits bien caracterises; une töte oblongue d’avant en arriere, un peu comprimee sur les cötes;un front un peu bombe, court, fuyant en arriere, et cependant un cräne volumineux; la face estlarge, plutöt ronde qu’ovale; le nez est saillant, long, aquilin, ä narines larges; la boucbe estgrande, ä dents belles, persistantes; le menton est court; la physionomie, assez uniforme, est se-rieuse, reflechie, triste; les femmes sont rarement jolies, quoique leur nez soit moins saillant etmoins courbe que celui des hommes.

Les Peruviens aujourd’hui sont entres dans la religion catbolique, qu’ils suivent avec ferveur,aimant surtout les ceremonies du culte qui, chez eux, sont de superbes representations theätrales;ils sont essentiellement pasteurs et cultivateurs. Les Ghangas des bords de l’ocean Pacifique diffe-rent un peu des Quichuas pour se rapprocher des Araucaniens; ils sont d’un bistre noirätre, et selivrent principalement ä la peche.

La famille antisienne, moins connue que la precedente, et qui doit son nom ä ce qu’elle liabiteune region appelee Antis par les Peruviens et situee dans la zone chaude et humide du versantoriental des Andes bolivienne et peruvienne, comprend des populations presque blanches, ouplutöt basanees, avec un peu de jaune, et qui constituent cinq nations. Ce sont celles des IndiensYuracares, Mocetenes, 'Paranas, Maropas et Apolistas, dont les traits varient suivant qu’on lesetudie chez les montagnards ou chez les habitants des plaines, auxquels Alcide d’Orbigny jointquelques petites peuplades des contre-forts des Andes , telles que les Huacanabuas, les Quixos, etc.

La famille akaücanienne, etablie au pied des Andes et dans les plaines de Pest, depuis le trenliemedegre de latitude, s’etend sur toute l’extre'mite me'ridionaiedu Chili jusqu’au de'troit deMagellan,et a envoye des hordes distinctes sur les lies de la Terre-de-Feu. Les peuples de cette famille, queles voyageurs designent sous les denominations de Huiliches, Pimuches, Pulches, Chonos, etc.,sont principalement: 1° les Araucanas ou Ancos, dont Alcide d’Orbigny indique les premierscomme des tribus presque sedentaires des revers des Andes et du sud du Chili , et lesseconds commedes peuplades nomades des pampas; et 2° les Pescherais aui habitent la Terre-de-Feu en Compa-gnie des Patagons, qui s’en separent aisement.

Ces races, quoique considerees par quelques auteurs comme une famille du type peruvien, s’enseparent neanmoins par leur physionomie et par leurs moeurs. Elles sont belliqueuses, cruelles,ont constamment oppose une resistance opiniätre ä la civilisation europeenne, et vivent indepen-dantes sous la direction de chefa.de clans. Chez elles la peau est d’un olivätre clair, moins intenseque la couleur des Quichiens; leur langue est plus eupbonique que celle des Incas .

Les Araucanas en particulier ont, avec la grosse tete et le visage rond des Americains meridio-naux, une taille trapue, les pommettes hautes et saillantes, le nez court et epate, ä narines larges,les yeux peu releves ä l’angle externe, la bouche grande, ä levres epaisses, le front etroit, les che-veux noirs, longs et plats, et peu de barbe; chez eux on trouve des populations blondes ou d unteint clair (Voy. pl. XXXIX, fig. 2). Les Pescherais sont en general maigres, mais moins cependantqu’on l’a pretendu, et cela tient ä leur pauvre regime, consistant presque exclusivement en pois-son, et ä leur industrie encore dans l’enfance; leurs traits sont ceux des Araucanas , mais leur ex-pression a beaueoup de douceur et annonce une bienveillanee que leur conduite ne dement pas.

A peu pres dans les niemes pays que les Pescherais, e’est-ä-dire sur les cötes äpres et refroidies