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introduites, & qui dans l’efpace de trois cents soixante-cinqjours dont est composée Tannée, forment par leur renou-vellement habituel une charge annuelle subsistante, qu’onmettoit avec raison dans la Classe des Dépenses ordinaires.
J’ai ensuite examiné toutes les parties de perceptionsdivisées entre un grand nombre de Receveurs ou de Com-pagnies , & que le besoin de fonds d’avance avoit successi-vement introduites, non-seulement au détriment des revenusdu Roi , mais encore au grand sacrifice des meilleuresrègles d’Administration. De cet examen & de ce plan deconduite, sont nées toutes les réformes successives & toutesles réductions que j’ai proposées à Votre Majesté, &dans le nombre des âge n s, & dans la diminution des profits.Ces opérations diverses & multipliées ont étc ordonnées,les unes par des Déclarations, ou par des Arrêts duConseil de Votre Majesté, les autres par de simplesdécisions. Je ne m’arrêterai point sor celles qui n'ont eupour but que des économies, mais je rappellerai dans lecours de ce Mémoire les institutions principales, & dontfutilité est liée aux principes d’une sage administration.
Je me hâte dans ce moment d’annoncer à VotreMajesté, que tant par Teffet de mes foins & des diversesréformes qu’Elle a permises, que par Tamélioration de sesrevenus, ou par leur augmentation naturelle; & enfin parl’extinction de quelques Rentes & de quelques Rembour-semens, i’ctat actuel de ses Finances est tel que malgré 1 cdéficit en 1776, malgré les dépenses immenses de la guerre,& malgré les intérêts des Emprunts faits pour y subvenir,les revenus ordinaires de Votre Majesté excèdent
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