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présente que la partie de ces mêmes revenus destinée à desdépenses susceptibles de variations.
II me reste à demander à Votre Majesté qu'EHeveuille bien m’autoriser à communiquer à quelques per-sonnes de ses Conseils, réunies chez M. le Garde desSceaux ou chez M. le Comte de Maurepas, tous les détailsqui appuient l’exactitude du compte que je mets fous sesyeux ; non que je doute un instant de la confiance doìVotre Majesté, & que je ne sois également certain dela mériter, mais parce qu'il importe essentiellement au butque Votre Majesté se propose dans la publicité de cecompte, qu’il soit examiné attentivement (a).
J’envisage aussi avec satisfaction qu’une telle demandede ma part peut devenir la base d'un bien durable, parceque j'ose penser qu’après qu’un homme de mon caractèreaura désiré une pareille vérification, il n’est personne aprèsmoi qui puisse sc trouver offense d’être soumis à la mêmerègle ; & je crois que si tous les cinq ans seulement, unsemblable compte étoit rendu d’une manière égalementauthentique, une telle institution suffiroit pour remplir lebut important que Votre Majesté doit avoir en vue.
Indépendamment de plusieurs remarques particulières qui
(a) Au reste, la publicité de cecompte, est la meilleure preuve qu’onpuisse donner de la confiance qu’onmet dans son exactitude ; car il n’estaucun des articles qui le composent,dont un très-grand nombre de per-sonnes ne soient en état de juger.Les Receveurs généraux peuventvérifier le produit des Impositions,
les Fermiers généraux celui des Fer-mes, les Régisseurs celui des Régies,&c. & les Ministres des départemens,leurs premiers Commis, les Tréso-riers, les Gardes du Trésor royal ,&c. peuvent également reconnoîtrela justesiè de presque tous les objetsde dépenle. Voye^ les Etats à la fndu Mémoire.