éclat dònt il menace sens ceste le Ministre des Finances,permet au Banquier de la Cour de lui commander enMaître.
II est deux manières dè parer aux inconvéniens que jeviens de développer ; l’une est de borner les Anticipations àune somme astëz modérée, pour qu’un Contrôleur général'puisse voir avec indifférence les ralentissemens passagers, quisurviennent quelquefois dans la confiance ; & alors ce servicepeut être fait simplement par le Trésor royal; mais quandles circonstances obligent d'étendre davantage ce genred'Emprunt, alors il faut employer trois ou quatre intermé-diaires afin d'éviter la domination d’un seul, mais il faut*choisir le s personnes de la Finance les plus distinguées parleur réputation & leurs capitaux. C'est le íystème que j aisuivi, & juíqu’à présent l’expérience semble avoir justifiéma théorie; car quoique les besoins de la guerre m'aientengagé d’entretenir une somme d’Anticipations sepérieure àcelle que je m’étois d’abord propofée ; cependant n’ayantjamais voulu passer de certaines bornes, & ayant toujourstenu le Trésor royal dans l’aifanee, je fuis venu à bout defaire rechercher ces services > & j'ai pu en fixer les conditionsde manière, que ces Emprunts ne reviennent à VotreMajesté qu’à Six pour cent par an, en y comprenanttous les frais; c'est un prix bien différent de celui des tempspastës, & je fuis perseadé que je l'aurois maintenu à Cinq& demi comme j’y avois réustì pendant long-temps, fil’abus qu’on avoit fait des Billets des Trésoriers , n’avoit-pas donné une atteinte au taux de Eintérêt, à laquelle jpn'ai pu remédier entièrement,.