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SECONDE PARTIE.
Ce que j’ai dit jufqu’à présent n’intéresse que Tétât degFinances, le Trésor royal, & le Crédit public. Je n’entreraipoint dans le détail des réformes & des économies qui nefont importantes que par leur réstiltat; mais je dois à VotreMajesté un compte particulier des opérations , qui enmcme-temps qu’elles ont augmenté les revenus de VotreMajesté , font encore liées aux principes d'une íàge Ad-ministration : Déjà fous ce point de vue, Tordre & l’éco-nomie en général présentent des avantages indépendans del’accroisseinent des revenus de Votre Majesté; car dansune grande Administration, on ne íauroit croire à quel pointTétabliífement de pareils principes lutte contre le vice, &favorise la morale, parce que c’est la facilité des abus quiles excite, & c’est le défaut de proportion entre les travaux& les récompenses, qui décourage le mérite, & multiplieles prétentions des hommes médiocres. On ne peut se dis-simuler, que lorsque par-tout l’amour de l’argent prédomine,c’est un peu la faute des Chefs d’Administration, car leshommes font susceptibles de bien d’autres encouragemcnsqui ne coûtent rien & qui valent mieux; & c’est la plusbelle des économies que de savoir les mettre en usage.
Dons j Croupes if Pensions.
En continuant maintenant le compte que j’ai à rendreà Votre Majesté, je ne puis m’empêcher de rappelerici la íàgesie du Règlement qu’Elle a rendu pour les Pensions,& il feroit à desirer qu’il fût constamment & généralementsuivi.
L’expéricnce m’a fait connoître de plus en plus combien