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l’on suppose que íeur relation avec ïe Gouvernement íesmet dans le cas Remprunter; & dès-lors plus leurs opéra-tions parodient surveillées & soumises à un ordre exact &régulier, plus leurs engagemens méritent de la confiance:mais il y a plus, on ne doit jamais perdre de vue que cen’esl pas le nombre des Emprunteurs qui multiplie les res-sources ; l’expérience a démontré qu'il n r est qu’une certainesomme d’argent qui se place en Billets, en Rescriptions oudans d’autres Effets remboursables à terme ; ainsi quand il y acinq ou six formes d’Emprunts de ce genre établies, onen auroit dix fois davantage qu'on ne trouveroit pas plusd’argent ; tout au contraire : Et si dans le nombre de ces formesd’Emprunts, il en est auxquelles la confiance s'attache parpréférence, c’est un mal plutôt qu’un bien, parce que lafantaisie pour cette sorte d’Efìèts, engage souvent les Capi-talistes à garder leurs fonds jusqu’à ee qu’on leur ait présentéle papier qu’ils préfèrent, & il en résulte une diminution:d’activité dans la circulation. C’est par ce motif que je n’alpoint fait faire des Billets des Postes; quelque recherchésqu’ils aient toujours été , & quoi qu’on m’en ait souventdemandé ; mais leur somme ne pouvant qu’être fort circonscrite, vu le produit limité de cette Ferme, fintroductionde ce nouveau Papier dans la circulation, n’eût íèrvi qu’ànuire à la négociation d’autres Effets, dont la somme estplus considérable. II faut donc qu’un Ministre des Financesexamine avec attention, lorsqu’on lui offre quelques fondsextraordinaires, si ce prêt nouveau ne lui fera pas perdreBeaucoup davantage; souvent on prend pour une acquisitionce qui n’est qu’un déplacement, & l’on adopte comme unsecours ce qui n’est qu’une contrariété & un dommage.