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Dépenses, je dois convenir, qu*i 1 est une infinité d’objetsauxquels mon regard seul n’eût jamais pu atteindre; &dans ce cercle immense de détails, mé^forces eussent ctéinsuffisantes : mais j’aí tâché de remplir du méme esprit,les personnes que j’avois choisies pour me seconder ; &leurs foins , leur zèle & leur activité, ayant répondu àmon impulsion > je n’ai eu que ce premier mouvement àdonner, pour que toutes les parties de mon Département,sussent approfondies & discutées.
Dépenses de la Maison du Roi.
Auffi-tôt que Votre Majesté rn’en a donné lapermission , je me fuis livré à l’examen de toutes leséconomies raisonnables qu’on pouvoit proposer à VotreMajesté , dans les Dépenses de íà Maison ; & j’ai bientôtvu , que pour en connoître & pour en approfondir lesdétails , il falloit nécessairement modifier l’autorité attribuée àchaque Ordonnateur ; & qu’cn conservant l’éclat & l’hono-rifique de leurs charges, il étoit essentiel de rapporter toutela partie de Finance à un Bureau commun au Ministrede la Maison de Votre Majesté, & à celui de sesFinances. Cette première idée , quoique simple & raison-nable, parut d’abord hardie , & j'ignore si elle m’a fait desennemis ; car je n’ai jamais arrêté ma vue fur ces combi-naisons particulières ; j’ai cru que la seule manière dontVotre Majesté devoit être servie , & la seule aussi dontil me convenoit de la servir, c’étoit d’étudier mes devoirs,& de les suivre : qu’il n’y avoit point d’autre marche digned’une grande place & d’une aine élevée ; & comme depareils motifs ont toujours dirigé ma conduite, j'ai espéré