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nistration publique , qui fournissent aux Chambres desComptes les renfeignemens nécessaires pour les évaluationsdont elles font chargées, ne peuvent jamais y mettre le mêmefoin ni la même discussion, que des Particuliers qui traitentavec le Domaine; d’ailleurs, on propose communément auRoi une terre dans toute fa valeur, pour en obtenir unenégligée depuis long - temps ; & comme les évaluationss'établissent fur les produits, tels qu’ils ont été depuis dixans, & non tels qu’ils pourroient être, c’est une nouvellesource de désavantage, indépendamment de tant d’autresqu’il est aisé d’apercevoir.
En général, l’Art de l’Administration publique, c’est delier à fes convenances l’intérêt particulier, & de íè gardertant qu’elle peut de savoir pour adversaire.
Forets.
L’administration des Forêts royales , quelque foin qu'ydonne le Gouvernement, fera toujours imparfaite, & c’estencore par les mêmes motifs que j’ai développés, en parlantdes Domaines. II est impossible qu’une administration étendue,& dom le devoir est le seul mobile, aille jamais de pairavec la gestion d’un Propriétaire que l’intérêt tient fans cesseéveillé, & qui n’est obligé qu’à une surveillance proportionnéeà fes forces. L’administration des Forêts du Roi, dans tousles systèmes, fe ressentira toujours de ces grandes circons-tances; mais faute d’y réfléchir, on s’en prend uniquementaux Grands-maîtres des Eaux & Forêts, & il n’est pas rared’entendre proposer comme un remède décisif, de supprimertous 'ces Officiers, & de leur substituer des Régisseurs oudes Réformateurs ; comme si le changement des noms oumême des perfonues, fuffifoit pour réparer un mai qui tient