bois, c’est que la pénurie des Finances, n’ayant presque jamaispermis de faire des sacrifices à l’avenir, l’on n’a destinéaucun fonds à des repeuplemens qui étoient devenus abso-lument nécessaires.
Enfin, les aménagemens de plusieurs Forêts avoient besoind’être changés : ceux qu’on doit adopter pour les Forêtsroyales, ne peuvent pas, fans doute, être assujettis aux calculsordinaires des Particuliers ; ceux-ci n’ont à considérer que leplus grand produit ou la jouissance la plus prochaine : maisVotre Majesté voit encore dans ses Forêts l'alimentde fa Marine, & Elle doit veiller fur la conservation desfutaies qui sont à portée des canaux ou des rivières navigables.Cependant, ce principe & cette attention sage, ne doiventpas s’étendre jusqu’à conserver des arbres au-dessus de Pageoù ils se maintiennent dans leur force ; c’étoit l’esset néan-moins de plusieurs aménagemens: j’ai déjà proposé à VotreMajesté d’en modifier quelques - uns, & l'on examinerasuccessivement, tous ceux qui sont susceptibles d’un change-ment avantageux.
Quelques Forêts encore étoient absolument abandonnées,d’autres ne pouvoient être exploitées faute de chemins &de débouchés ; on a destiné quelques fonds, malgré la guerre,à ce genre d’amélioration : cette année entr’autres, on vientde faire une vente de soixante-dix mille livres dans la forêtdu Tronçay, où l’on n’avoit fait aucune coupe depuis Tannée1737, & la vente prochaine fera vraisemblablement plusconsidérable.
On continuera les mêmes soins jíisqu’à ce que Taiíàncede la paix fournisse de plus grands moyens.