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dans le Royaume. L'Or & l’Argent n’y arrivent que par lapuissance du commerce national avec l’Etranger, & par leréíìiltat des échanges; quand la France a-vendu aux autresNations plus de marchandises qu’elle n’en a acheté d’elles ;ce compte se balance nécessairement avec de 1 ’Argent; ainsiles plus riches Financiers, les Banquiers les plus habiles outout autre intermédiaire, ne peuvent pas plus augmenterl’iinportation de l’Or & de l’Argent en France, qu’ils nepeuvent la diminuer ; & ils influent moins à cet égard, quele plus petit fabricant de Lodève ou de Louviers, qui par-vient par son industrie à augmenter d’une balle de drap lecommerce du Royaume avec l’Etranger.
Guidé par une idée aussi simple j je n’ai admis qui quece soit à partager les bénéfices de Votre Majestésor la fabrication des Mon noies ; & l'on ne seuroit trop poseren principe, que tout retour aux anciens erremens seroit unsacrifice absolument inutile de la part du Trésor royal.
J’ai proposé à Votre Majesté de rendre une Loi,sor la comptabilité des Directeurs des Monnoies ; elle étoitbien nécessaire, puisque cette comptabilité étoit en arrière^depuis 1759. par l'esset d’une ancienne discussion sor la*'manière dont ils compteroient de leurs opérations, lesquelles*sont en effet soumises à diverses difficultés, & exposées àune confusion facile ; mais l’ordre le plus exact paroît main-tenant y être apporté.
Un autre objet excitoit la réclamation générale du Public,c’étoit l’usage de délivrer dans les payemens, des Sous en-fermés dans des secs, usage qui avoit introduit la facilité d’y