C 3 )
S’il est d’ufage de rejeter les fautesdes Souverains fur leurs Ministres oufur les courtisans qui assiègent leurenfance, si les forfaits qui ont immor-talisé les règnes à jamais fameux desdestructeurs de la liberté romaine, fontattribués aux âmes féroces & barbaresqui les gouvernèrent ou qui abusèrentde leur foiblcsle pour en faire des tyrans;pourquoi les citoyens vertueux que lesRois ont souvent associés à leurs tra-vaux ne partageroient-ils pas la gloirequ’ils fe font acquise par une sage ad-ministration & par leur respect pourles droits sacrés des peuples qui leuravoient confié l’autorité?
Sejan fit un monstre de Tibere;les instituteurs foibles ou trop complai-sions qui gouvernoient le fils d’AGRiPi-ne ne purent l’empêcher de fe baignerdans le sang de fa propre mère : maisSuger, Mornay } Sulii&Colbert
A 2.