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Tome premier.
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CHAP. I. Skct. II. Des Bois de France i3

agréable à tourner. On le débite en copeaux longs et minces quon em-ploie pour faire les chapeaux de femme connus sous le nom de chapeaux Pi* '-*de paille blanche.

LE CERISIER, 7, quon confond avec le merisier, parce quils ont

lun et lautre la même contexture et la même écorce, est un bois qui setourne très-bien , quoiquun peu tendre pour être employé en grossemenuiserie. On en fait néanmoins des meubles fort agréables, particuliè-rement des chaises, qui, passées à leau de chaux, acquièrent une couleurbrune , plus solide que celle des autres bois de chaise quon teint en toutescouleurs, et qui changent considérablement au bout de quelque temps.

Cet arhre a cette singularité, que lécorce, au lieu dêtre en long commeà tous les autres, est en travers, et semble tenir le bois dans une espèce deprison qui soppose à son accroissement. Aussi les gens de la campagne,qui ont des cerisiers, et qui veulent leur donner un plus prompt accrois-sement, fendent-ils légèrement cette écorce du côté du nord, pour que lafente ne soit exposée, ni aux ardeurs du midi, ni aux pluies du couchant.

Cette fente saugmente bientôt au point que larbre est lui-même, en peudannées, fendu jusquau cœur, et périt en moins de 12 à i5 ans: maison sacrifie le bois à la production.

LE PRUNIER,^. 8, est un arbre que tout le monde connoît; maison ne travaille guère que le Prunier sauvageon, cest-à-dire, celui quivient dans les forêts, sans culture et sans greffe. Il est doux, liant, a legrain fin, et se travaille très-bien au rabot et au Tour. Comme il est agréa-blement veiné, on peut en faire de petits bijoux, tant en menuiserie quauTour. Lécorce de ce bois nest pas un indice sûr pour le définir ni pour lereconnoître : presque tous les arbres fruitiers sauvageons ont la mêmeecorce; et il faut être très-exercé pour les reconnoître à lextérieur. Ce nesont que leur contexture, leurs fibres, leur couleur, leurs veines qui lesdistinguent les uns des autres. On peut même dire que le Prunier res-semble à lorme, par la manière dont ses veines sont jetées, et par leurcouleur; mais à peine lui voit-on des pores, au lieu quà lorme, ils sonttrès-sensibles.

LE POMMIER, fig. 9, est un arbre qui vient peu haut. Il est sujet à serouler, cest-à-dire, à se tordre sur lui-même, de sorte que son fil nest passouvent droit, ce qui le rend assez difficile à couper au rabot ; mais, quand il