CIIAP. III. Sect. II. Description d’un Temple , etc.avons indiqués ailleurs. On peut, pour plus d’élégance, les faire d’un autre _____bois, et rapporter les moulures d’un autre bois encore. Nous nous plai- Pi » 3S.sons à augmenter les difficultés, pour donner à l’Amateur le plaisir del’exécution, et à l’ouvrage un degré d’élégance de plus.
On voit, par les fig. 6 et 7 , les deux moitiés du plan circulaire sur le-quel est posé tout ce petit édifice. Ce sont des gradins de dix marches endeux parties, séparées par un repos ou pallier à la moitié.
La meilleure manière de faire ce gradin est de le faire d’une seule fois ,soit qu’on prenne un morceau de bois sur le plat, suffisant en diamètrepour excéder par en bas la plinthe du piédestal des colonnes, comme onle voit sur le plan par la première ligne circulaire; soit qu’on rapportel’un sur l’autre, bien collés, deux plateaux d’une épaisseur suffisante pourdonner la hauteur totale du gradin. Mais dans ce dernier cas, il sera bonde préparer ces deux plateaux au Tour, de manière que l’un entre dansl’autre, et y repose, au moyen d’une feuillure prise précisément à l’en-droit de la contre-marche de la première des cinq dernières marches. Onvoit sur la coupe, qu’à chaque marche on doit former au devant un demi-rond , avec carré en dessous et congé.
Pour orner encore davantage ce petit édifice, il sera bon sur le premierrepos, de rapporter des mosaïques, imitant celles qu’on fait en marbre;ainsi qu’au bas de la première marche, ce qui figurera le pavé d’unTemple.
Il estime infinité de manières de faire cette mosaïque : soit en y rappor-tant des carreaux blancs à huit pans, et dans l’intervalle carré, que laissentquatre des huit pans, des carreaux d’ébène. Mais cet ouvrage doit êtrefait avec le plus grand soin et la plus grande précision. On fera, avec del’acier plat, un calibre parfaitement exact à huit pans; on limera tousles carreaux sur ce calibre, et par ce moyen on s’assurera de leur parfaiteégalité. On les collera en place, de manière qu’on ne voie presque pas lesjoints; et quand ils seront secs, on remplira les parties vides de carreauxd’ébène, qu’on limera avec assez de soin,pour qu’ils entrent très-juste dansleur place
On peut aussi tracer circulairement sur le milieu de la largeur du pallierou repos, une ligne un peu fine. On la divisera en autant de parties qu’onvoudra; puis avec un compas, et de chaque division comme centre, ontirera des portions de cercle, qui ne passent que sur le pallier, et quipassent par le centre du plan. On tracera, avec la même ouverture decompas, des portions de cercle dans un sens opposé aux premières et qui
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