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Tome second.
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G8 MANUEL DU TOURNEUR.

Ce chariot est composé de plusieurs pièces. Dabord celle EE, qui,comme on la dit, a une languette h , qui entre juste entre les branchesdu châssis; et une joue i, qui embrasse juste la branche E, D. Sur cechariot, sont deux coulisseaux h k, fixés par quatre vis : mais, commeil est nécessaire que ces coulisseaux puissent presser la pièce F, qui porteloutil, le trou dans lequel entrent ces vis est ovale, afin que les vispuissent le serrer. Le porte-outil est de fer, et glisse à queue daror.deentre les coulisseaux; au moyen de quoi, il a un mouvement en avant,perpendiculaire à celui du chariot : un boulon G est fixé à carré sur latète dune vis, qui mène le porte-outil, et le fait avancer et reculer. Surle plat du porte-outil, est un index, qui correspond à une partie divisée,quon voit sur le coulisseau à droite, et sert à indiquer la quantité dontloutil a été avancé, pour quon puisse le remettre au même point. Surle porte-outil, sont deux petits étriers de fer p, p, au dessus desquelssont deux vis, qui, pressant contre loutil, le fixent au point on lamis.

La vis de rappel, dont un collet est dans lépaisseur dun des petitscôtés n du châssis, et lautre , dans lépaisseur de l'autre coté l, passedans la queue ou languette h de la pièce E, E ; et comme ces collets nontque la faculté de tourner, et quils sont retenus, soit par le cadran H,dont nous parlerons dans un instant, soit par une plaque mise contrechacune des petites traverses, l, n, en dehors du châssis et fixée pardeux vis; cette vis appelle nécessairement le chariot, et le fait avancer oureculer selon quon tourne la manivelle à droite ou à gauche. Le boutde cette même vis, opposé à la manivelle, est carré, et reçoit une aiguille,dont le centre est percé dun trou carré. Elle est retenue en place parune goupille qui traverse le carré du bout de la vis. On fixe par deux vis,contre la face extérieure de la petite traverse l, une plaque ronde decuivre, tournée et divisée en douze ou vingt-quatre parties comme uncadran, et par ce moyen on est assuré, en ramenant laiguille au mêmepoint de division, de ramener loutil au même point il étoit, pourvuquon nait pas fait plus dun tour de manivelle. Si lon en avoit fait deux,trois, quatre, plus ou moins, il faudrait reculer dautant, et remettre 1 ai-guille au numéro d' lon serait parti.

On a représenté une partie de létabli du Tour, pour rendre j>lus sen-sible la position de ce support, dont les avantages se développeront parla suite, à mesure que nous décrirons des opérations qui se font sur lesTours composés, et loutil doit être invariablement fixé.