270 MANUEL DU TOURNEUR.
vent précieux. On a imaginé de faire tourner le porte-outil sur un centré,
au moyen de quoi il est facile de placer l’outil dans la direction du rayon.
La Jig. 3 représente ce support vu géométralement, pour en rendre plussensible la construction et les efiets. On voit en A le chariot qui se meutsuivant la longueur de la vis de rappel, mue par la manivelle B, et en C ,le porte-outil qui tourne sur un centre versa, et ce point est le centre duquart de cercle divisé.
Ce quart de cercle est fondu d’une même pièce avec le chariot. D’unpoint à volonté, comme centre, on décrit une portion de cercle b , c, etdu même centre, on décrit plusieurs autres cercles, qu’on divise, commeon le voit sur la figure. Un index fixé à la partie supérieure et mobile,tombe juste sur les points de division, et indique l’inclinaison à droite ouà gauche, qu’on a donnée à l’outil,de manière que le point où cet outil estperpendiculaire à la longueur du châssis de fer Z>, Z), est celui d’où l’onpart, afin de pouvoir y revenir quand on veut, et sans tâtonnement. Onvoit en d la vis qui sert à fixer la profondeur dont l’outil doit pénétrerdans la matière.
U seroità désirer qu’on pût placer le centre du mouvement à la pointede l’outil même, mais cela n’est pas possible; et d’ailleurs, comme l’outilavance et recule sans cesse, on sent que le point de centre varieroit perpé-tuellement. Il faudrait, lorsqu’on change de division , ramener cette pointeau même point, et cela occasionnerait des tâtonnemens et des longueursqu’on doit éviter.
En dessous du porte-outil est fixé un petit boulon qui traverse la rai-nure g, h, pratiquée sur le quart de cercle. Un écrou placé sous le quartde cercle fixe le porte-outil, après qu’on l’a écarté à droite ou à gauche,selon la direction qu’on veut donner à l’outil, pour le diriger au centrede la pièce qu’on tourne; et comme le point de centre du mouvement n’estpas à la pointe de l’outil, il est évident que cette pointe est portée d’unou d’autre côté, et on la ramènera au point convenable, en faisant avan-cer ou reculer le chariot, par le moyen de la vis de rappel qui le conduit.La vis d , comme nous l’avons dit, fixe l'enfoncement qu’on doit donnerà l’outil, et on n’a plus qu’à le faire mouvoir au moyen de la bascule quile conduit, et qu’on n’a pas représentée ici.
Il y a des opérations ou il est avantageux de pouvoir réunir le mouve-ment de la bascule et celui de la vis de rappel. C’est pour cela qu’on aconstruit depuis peu quelques supports dont le porte-outil est composéde deux pièces dont I’uiiq, celle de dessous, est mue par la bascule, et