CH AP. IV. Machine Epicyc/oïde. 33 1
passe assez près du centre sans le toucher. Cette fig. est faite à neuflignes d’excentrement, comme la précédente; ce qu’on obtient en mettant1 index à la neuvième division, sur le coulisseau E , en partant de o^ quicorrespond au point de centre où la plaque touche à I’étoquiau F.
On peut, avec la même roue et le même excentrement, produirela fig. io, que nous présentons ici pour faire sentir l’effet qui résultequand on place l’outil très-près de la circonférence, et de manière queles anneaux passent au delà du centre. On peut remarquer dans cettefigure trois triangles curvilignes, dont les deux du centre ont leurssommets en sens opposé. Cet exemple et celui de la fig. 9 suffisentpour donner une idée des différens effets qu’on peut obtenir avec lepi-cycloïde, sans changer les roues d’engrénage.
Si la surface sur laquelle 011 trace cette courbe étoit plus grande quecelle du plateau , pourvu qu’on écartât l’outil dans la même proportion ,l’effet seroit le même, et on traceroit en grand les mêmes courbes quecelles qu’on voit ici.
L’usage de cette machine exige encore plus d’attention que toutes lesautres, pour n’ètre pas obligé d’y rien déranger pendant l’opération; car,si l’on change le moins du inonde la position de l’outil, si l’on ôte le man-drin de dessus le nez, ou la machine de dessus le Tour, on ne peut jamaisespérer de revenir au même point, quelques tâtonnemens qu’on fasse-
Le support à chariot est ici d’un usage indispensable, car il seroitpresque impossible, avec la main, de tenir l’outil fixé invariablement et demanière à repasser toujours sur les mêmes traits. Mais aussi, dès quel’outil est fixé à sa position, quand la machine tournerait pendant uneheure, on est sur de décrire toujours la même courbe, quoiqu’elle soittracée au bout de trois ou quatre tours.
Cette courbe ne produit sur le couvercle d’une boîte d’effet agréableque quand elle est très-fine, et alors la difficulté de la remplir d’un filetd’écaille est extrême. Comme le développement de la courbe est très longet qu elle se coupe à chaque boucle, il n’est pas nécessaire d’avoir unfilet de la même longueur ; il suffit d’en placer le bout près du point oùla courbe se croise, comme depuis a, Jig. 8, en passant par b, et reve-nant au point c. Un second morceau prendra du point c en dehors dupremier filet, fera le tour par c?, et viendra au point a, d’où l’on estparti: ainsi, chaque morceau fera une courbe et une boucle; et, si l’ona bien opéré, on ne doit pas voir la jonction.
Il importe donc peu dans quelle pièce d’écaille on prend les filets
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