344 MANCEL DU TOURNEUR,
lette, et l'on fera au Tour en Fair simple la partie ronde cl, et une partiede la naissance du pied e. On remettra ensuite la roulette , pour faire lesocle qui présente les mêmes sitniosités, et dans le même sens que le vase;mais comme ce socle se trouve; sur le dessin, plus rapproché de Taxe de lapièce que le corps du vase, on rapprochera la roulette du centre de larosette d’une quantité proportionnée , ainsi que nous l’avons enseignédans la section précédente. Enfin , ôtant encore la roulette , on tourneraronde la partie f, ainsi que la plinthe g.
Tout ce que nous venons de dire de la manière de tourner à troiscourbes saillantes, et 'autant de courbes rentrantes, peut, comme nousl’avons-dit, être appliqué à la fig. 21 , que nous avons prise pour exemple.Peu importe que sur la planche cette figure soit ovale, ainsi qu’on levoit par la fig. 22 , qui en est le dessus. Cette forme ovale est une diffi-culté de plus, que nous expliquerons dans la section suivante.
Il faut avoir éprouvé soi-même les difficultés qui se rencontrent à faireaccorder les profils de ces sortes de pièces, et leur rapport avec l’écarte-ment ou le rapprochement de la roulette du centre de la rosette, poursentir le mérite de les avoir vaincues.
Le vase, Jig. a 3 , présente encore plus de difficulté : on le fait avec larosette à quatre courbes saillantes et quatre rentrantes , fig. 10, de profil,et, 11, de face. Si l’on veuty rapporter un couvercle, ce doit être en a a ymais la quantité de courbes rend encore plus difficile cette opération. O11doit, dans ce cas, comme dans le précédent, mettre la corde sans fin surun cercle d’un assez petit diamètre sur la roue motrice, sans quoi la tropgrande vitesse feroit sauter la roulette d’une courbe à l’autre, et elle n’enparcourrait pas tous les développements : ceci a besoin d’être t rendusensible.
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Un cercle plan d’un diamètre quelconque, comme a a , fig. 23 , aà peu près pour circonférence trais fois ce diamètre. Or, il est évident queplus il y aura sur la surface de ce cercle, qui cesse d’être plane, de courbesrentrantes et saillantes, plus il y aura de chemin à parcourir ; et il y enaura encore plus, si les courbes sont très-profondes et très-rentrantes.Ajoutez à cela la chute qu’éprouve la roulette lorsque le plan inclinédescend. La vitesse acquise tend à la faire passer par un saut contre leplan incliné montant qui lui est opposé.
Nous n’en dirons pas davantage sur cet objet. Il nous suffit d’avoir pré-venu nos Lecteurs sur les précautions qu’ils ont à prendre. L’expérienceque nous devons supposer qu’ils ont acquise suppléera à ce qui manque