CIIAP. V. Sect. IV. Tourner ovale d plusieurs Courbes. Z 47au rond ou à l’ovale. Si l’on vouloit augmenter la singularité, on tournc-roit ce pied ovale avec les rosettes, Jig. 10 et 12 , en plaçant toujours latouche sur la rosette à la distance du centre , correspondante à la sailliedes moulures qui est indiquée sur le dessin de la pièce. Quand le tout seroitterminé , on feroit une espèce de socle rond, au Tour simple, pour que lapièce eût une assiette solide, à peu près comme on voit le socle de la Jig. 2 r.
Cellejig. 21 est tournée ovale avec une rosette à trois rampans. On peutvarier toutes ces pièces par la forme des rosettes ; le goût seul peut guiderdans ces ouvrages. Ce seroit ennuyer les Lecteurs que de détailler chaqueopération; et, dès qu’on aura fait une de ces pièces, on sera en état de lesexécuter toutes, en variant les courbes, y substituant d’autres rosettes,telles que celles îft, z 5 et 26. On pourroit aussi former sur un plan incli-né toutes les sinuosités des rosettes dont on vient de parler, et multi-plier à l’infini la variété de ces sortes de pièces, qui, ornant agréablementun cabinet, prouvent l’adresse de l’Amateur, et sont fondées sur les prin-cipes du guillochis , que nous traiterons dans le chapitre suivant avec lesdétails qu’il mérite.
On a représenté ,Jig- 27, la poupée antérieure d’un Tour sur lequel estmonté l’ovale, pour faire sentir la position et le jeu de toutes les pièces.A est le plateau, B B les coulisseaux, C la plaque qui glisse entre, D unedes oreilles de la bague, l’autre ne pouvant être vue que fort peu en E;a est le carré oû entre la manivelle qui mène la vis de rappel de la bague ;G est le vase ovale dont le grand axe est dans la direction de la coulisse.
Cette idée de placer des rosettes derrière le Tour est une source infiniede variétés qu’on peut exécuter sur différens ouvrages. Pourvu que les di-visions de ces rosettes soient exactes, que leurs profils soient bien coupés,011 peut en imaginer beaucoup d’autres.
On doit sentir maintenant pourquoi la bague de l’ovale doit avoir unecertaine hauteur que les bagues anciennes n’avoient pas. Commes ces ro-settes font avancer et reculer considérablement la pièce qu’on tourne, ilfaut nécessairement que les deux T qui mènent la coulisse D,fig. 2 , PL 34 ,ne sortent jamais de dessus cette bague, quelque allongement que la ro-sette donne à la pièce qu’on tourne.
Dans les opérations que nous venons de décrire, nous avons supposéqu’on se servoit de l’ovale à l’anglaise. Si on employoit l’ovale à lafrançaise, les procédés seroient absolument les mêmes; mais pour remplacer la fourchette et l’écrou qui fixent la tringle b, Jig. 5 , PL 5 o,derrière le Tour, et la rendent immobile à volonté, il faut que l’extrémite