366 MANUEL DU TOURNEUR.
■ ■ . Communément, toutes les pièces que nous venons de décrire sont en
Pl. 45. f er5 celles qui nous restent à expliquer sont en cuivre.
Sur l’établi, et parallèlement à l’axe de l’arbre du Tour, s’élèvent deuxpièces de cuivre, comme celle TI, fig. 1 , l’une en devant de l’établi, etl’autre derrière, ainsi qu’on les voit de profil en 31 , M, fig. 2. Ces deuxpièces sont plantées solidement sur l’établi, passent au travers, et sontretenues au dessous par quatre écrous, dont on ne peut voir que deux c, c,sur les fig. 1 et 2. Elles sont jointes l’une à l’autre, au moyen des deuxmoiscs N, fig. 2, retenues sur les montans M, 31 , par des boulons à tête età vis d, d,fig. 1 et k, k,fig. 2. Comme c’est cette cage qui porte les touchesqui éprouve toutes les saccades que donnent les contours des rosettes, onconçoit combien il est important de lui donner toute la solidité possible.Sur la partie horizontale de chacune de ces deux pièces TT, fig. 1 , et endedans de la cage, est une rainure qu’on voit de profil en l, l,fiig. 2, etqui reçoit le petit crochet a , pratiqué au porte-touche,^. 3 , dont nousdétaillerons bientôt l’usage.
L’arbre du Tour est de fer, et tourné parfaitement rond sur ses deuxcentres, de manière que toutes ses parties soient parfaitement concentri-ques. Outre l’embase ordinaire, contre laquelle portent les mandrins, onen pratique une autre g, près du collet de devant, a,fig. 1.
Un canon de cuivre parfaitement alaisé par dedans, dans toute sa lon-gueur, et tourné bien rond et bien cylindrique extérieurement, s’enfilesur l’arbre à frottement doux, et porte contre l’embase g. Sur ce canon seplacent les rosettes qui doivent y entrer très-juste. Une réglette d’acier,fixée sur la longueur du canon, les empêche de tourner sur elles-mêmes,au moyen d’un petit cran pratiqué à chacune d’elles, pour donner passageà la réglette. Ces rosettes sont placées par couples, adossées Tune à l’autre,et chaque couple est séparé de son voisin par un entre-deux e, e, e, e,qui quelquefois est en cuivre, mais qu’il vaut mieux faire en bois, le fildans le sens de l’arbre. Le bois ne se raccourcit jamais sur sa longueur:ainsi il n’est pas à craindre que les rosettes prennent du jeu entr’elles; etd’un autre côté, cette matière se prête mieux à l’effort de l’écrou qui lespresse les unes contre les autres. Vers le bout de l’arbre , est un six-panssur lequel se monte la poulie, et par derrière celle-ci est un écrou quifixe assez solidement le tout, pour qu’aucune pièce ne puisse prendre deballottement, et assez doucement pour que la poulie fasse tourner l’arbredans son canon, quand on veut changer les divisions des rosettes de lamanière qu’on va voir.