CIIÀP. VI. Sect. IV. Manière de Guillocher au trait. 3y7inutile de dire que le couvercle et la boîte doivent être emmandrinés so-,lidement.
Pour guillocher le tour de la boîte, on mettra la touche sur le plat dela rosette, et on opérera comme on l’a fait pour le dessus et jiour le des-sous, en plaçant l’outil perpendiculairement au côté.
Au lieu du dessin que représente la jig 1 , on peut exécuter celui Jig. 2,qu’on nomme Moire , parce qu’en effet il imite l’étoffe moirée.
Il ne faut pas considérer dans la Jig. 2 le sens et la direction des traits,attendu que cette figure représente un couvercle de boîte, guilloclié excen-triquement. Pour 11e pas multiplier les figures, nous n’en avons fait gra-ver qu’une de cette espèce. La moire peut se faire sur des rosettes à dif-férens nombres ; mais celles en vingt-quatre imitent beaucoup mieux l’é-toffe que celles en plus grand nombre, puisque la belle moire est celle oùles moirures sont les plus grandes. La Jig. 3 représente une moire en vingt-quatre, où les traits sont concentriques à la boite. Cette moirure se faitavec un peigne denté très-fin ijig- 5 , PL 3 i , et sans changer de division.On voit cependant, à l’inspection des figures, que cette dernière moire res-semble moins à l'étoffe qui porte ce nom, que la Jig. 2 , qui est guillochéeà l’excentrique.
Lorsqu’on veut faire, sur un fond moiré, des mouches excentriques etguillocliées, telles qu’on les voit sur la Jig. 3 , 011 commence par moireravec un peigne , et la touche étant sur le champ de la rosette pour le plat,et sur le plat pour le tour de la boîte, on continue jusqu’à l’espace circu-laire dans lequel doivent être formées les mouches; on monte l’excen-trique sur le Tour à guillocher, et on excent rju squ’à ce que le centredes mouches qu’on veut faire soit au point qu’on désire. Dans la Jig. 3 ,la moirure est sur une rosette à vingt-quatre dents; 011 amène le centred’une mouche vis-à-vis le creux que forment deux dents, ce qui est facile,au moyen du nez mobile de l’excentrique. O11 place sur le support àchariot un peigne qui ait pour largeur le rayon des mouches qu’on veutfaire, et même un peu moins, afin que le centre soit circulaire uni. Onforme une mouche, la touche étant sur le champ de la rosette. On en faittel nombre qu’on veut, sans rien déranger, ni au Tour ni à la touche, niau support, si ce n’est qu’on retire l’outil à chaque mouche, qu’on 1 avanceà la suivante, et qu’on lait tourner le nez mobile de l’excentrique, du nom-bre nécessaire.On ramène ensuite la boite parfaitement au rond, soit surla machine excentrique, soit en la démontant, et remettant le mandrinsur le Tour à guillocher, comme il étoit d’abord; mais il faut avoir eu soin
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