38o MANUEL DU TOURNEUR.
_ foncent l’outil peu avant, et que les traits sont empreints en un seul tour
45» de l’arbre du Tour à guillocher.
Au surplus, on monte cet instrument sur le support à chariot de di-verses manièi’es, soit comme nous venons de le dire, soit en ôtant la cou-lisse du porte-outil, et y substituant l’instrument , qui, dans ce cas , està queue d’aronde.
Dès qu’on a placé l’outil au point convenable pour qu’il fasse lesmouches sur la pièce qu’on tourne, à une distance quelconque du centre,il suffit de faire tourner cette pièce sur elle-même en l’arrêtant à chaquepoint où l’on veut faire une mouche. Si l’on opère avec un Tour à guil-locher , on arrêtera le mouvement d’oscillation, et on montera sur le nezde l’arbre une machine ovale ou un excentrique que l’on ramènera aurond. Au moyen du nez mobile sur lequel on montera la pièce, il serafa-cile de la faire tourner, en fixant l’arbre du Tour. Si la pièce est montée surun Tour en l’air simple, on se servira pour le même usage de la plate formedivisée qui s’y trouve ordinairement.
Quelquefois on se contente de faire de petites mouches rondes, et alors,au lieu de l'outil que nous venons de décrire, on se sert d’un pareil foret,monté sur un semblable châssis, mais qui ne porte ni anneau, ni ressort.Le bout C de l’arbre tourne juste dans son collet; et le foret, qu’on faittourner par la manivelle , trace sur l’ouvrage de petites mouches rondes.Du reste, cet outil se place sur le support comme le précédent.
On voit ijlg. 5 , PI. 5o , le plat d’une boite guillochée au trait, et ornéede mouches de différentes formes , exécutées à l’aide de cet instrument.
La pièce ,Jig- 2 , PI. 45, est, comme on l’a dit plus haut , guillochée surla machine excentrique. On choisit pour cela une rosette divisée en sixparties égales, qui portent alternativement les unes douze, et les autreshuit ondulations. On guilloclie cette pièce avec un grain-d’orge, et pourlui donner l’apparence d’une coquille , il faut, après avoir fait un certainnombre de traits, en tracer un plus gros, ou laisser un petit intervalle. Onencadre ensuite cette pièce, comme on la voit ici. Nous décrirons ailleursle procédé qu’on emploie pour exécuter le dessin de ce cadre.
Cette moire, quand elle est bien exécutée, fait un effet très-agréable.Autrefois presque toutes les boîtes d’écaille étoient à fond de moire, avecdes fleurs détachées ou courantes. C’est le gallet du fond du moule quiavoit d’abord été moiré, et gravé ensuite d’un dessin à volonté.
Si, au lieu de faire au centre une petite rosace, comme on le voit fig. 2 ,un avoit commencé la moirure, depuis le point de centre ( celui de l’ex-