CIIAP. VII. Sect. III. XJ sage et effets de la Machine carrée. 4 17d’élever le levier qui presse l’outil, et on est assuré de ne l’enfoncer pasplus à un trait qu’à tous les autres.
On exécute encore snr cette machine le dessin représenté, fig. 4 , enformant les rayons les uns après les autres, en partant du centre; et aprèsavoir déterminé combien on veut qu’il y en ait, et en changeant la divisionde la roue dentée, à chacun de ces rayons. On prend ordinairement pourcela, une plaque de cuivre, sur laquelle on a fait des traits concentriques,ronds ou ondés sur le Tour en l’air, ou sur celui à guillocher, avec ungrain-d’orge extrêmement fin, ainsi que nous l’avons enseigné, en décri-vant les opérations du Tour à guillocher. Quant à la bordure, elle est faitede même à la machine carrée.
On voit une infinité de tabatières sur lesquelles on rencontre des dessinsabsolument semblables; et ces tabatières sont ou d’écaille noire ou d’écaillede couleur dont nous parlerons à l’article du moulage. Dans ce cas, onexécute avec beaucoup de soin sur un galet de cuivre tel dessin qu’onveut, et, plaçant ce galet au fond du moulé, toutes les boîtes qu’on y faitportent ce même dessin.
Les Jig. 3, 4, et même la sixième, dont nous allons parler plus en détail,ont été faites à la machine, imprimées ensuite, et données au graveur ,qui les a rendues en taille-douce : mais les originaux étoient aussi exactsque les copies qu’on en voit ici.
La bordure de la Jig. 6 se fait sur le Tour à guillocher, immédiatementaprès qu’on a dressé la plaque sur le Tour même , qu’on fait pour celatourner rond.
"Lajig. 6 représente un édifice qui s’exécute en grande partie sur la machinecarrée ; mais, pour y réussir, voici comment on doit s’y prendre.
On dessine, ou on fait dessiner, avec beaucoup de soin, le morceau qu’onveut exécuter; et l’on peut, à la manière des graveurs, le dessiner survernis, et le faire ensuite mordre à l’eau-forte, ou bien en faire uncroquis soigné à la pointe sèche. Lorsque tous les plans sont fixés ,toutes les masses déterminées , les points de vue, tous les détails en-fin , placés comme ils doivent l’être, on monte la plaque de cuivre surun mandrin de bois, sur lequel on la fixe par le moyen du mastic ouciment, parce que, conservant sa chaleur assez long-temps, et la plaqueayant été un peu chauffée, on a le temps de la dresser autant qu’il est né-cessaire. Lorsque cette plaque est refroidie, on fixe le tout dans la boîtepar le moyen des huit vis. Puis, faisant marcher l’outil de droite à gauche,et tournant la roue dans tous les sens, on juge, avec une bonne loupe, sit. n, 53
Pi