4a8 MANUEL DU TOURNEUR,
fin R , de l’arbre Q, sur laquelle elle est enfilée comme un manchon, etoù rien ne la retient par devant. Alors on remonte la boîte et la cheville,en faisant tourner la manivelle V V , fig. 4 •' lorsqu’on remonte la boîte,il faut ôter la règle U, U, de dessus la cheville, et la placer dans la posi-tion où on la voit Jig. [\ : sans quoi la touche et le burin gâteroient tout cequ’on a fait.
Nous avons dit que la touche et l’outil doivent parcourir en totalitéles surfaces, l’une de la médaille, l'autre de la plaque; cette observation estde la plus grande importance. Il faut donc s'assurer, avec la plus grandeexactitude, et à l’aide d’une bonne loupe, que la touche et l’outil, quandon commence , sont exactement au point mathématiquement central,l’un de la figure, l’autre de la plaque : sans quoi, on verroit au centredu portrait un petit cercle plein, qui n’auroit pas été atteint.
SECTION II.
Manière de travailler sur le Tour à Portraits.
On commencera par monter sur le nez de l’arbre D, fig. i, l'originalqu’on veut copier, et sur celui de l’arbre C le morceau de métal oud’ivoire sur lequel on se propose d’opérer. On se servira , pour le premier,d’un mandrin de bois de forme ordinaire, dans lequel on creusera uneportée convenable pour recevoir la médaille, si c’en est une qu’on ventcopier. Mais, si c’étoit un bas-relief d’une certaine étendue, et qu’on ne putpas par cette raison le placer commodément dans un mandrin, on lefixerait sur un mandrin de moindre diamètre à l’aide du mastic à chaud,dit Mastic de fontainier. Enfin si l’original ne pouvoit, à cause de sa forme,être saisi dans la portée d’un mandrin; par exemple, si c’étoit un poinçonou un carré, il faudroit se servir d’un des mandrins à quatre vis décritsdans le premier Volume.
La pièce sur laquelle on se propose de travailler se place dans unmandrin de bois, de forme ordinaire, ayant une portée assez profondepour que la pièce y soit retenue solidement, car le moindre dérangementsurvenu pendant l’opération détruiroit les effets produits auparavant. Sicette pièce étoit fort mince, comme le sont assez souvent les plaques d’orou de toute autre matière précieuse, on se serviroit avantageusement d’undes deux mandrins à recouvrement, vus de coupe Jig. i et 3. Enfin, si onopéroit sur un poinçon d’acier, il faudroit le fixer dans un mandrin à quatre