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Tome second.
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44 1 -» MANUEL DU TOURNEUR,

du dessin. Le bois rose vient cependant assez bien, mais il perd entière-ment sa couleur, et devient dun brun sale : lif est aussi très-bien venu.Le noyer et autres bois Français ont assez bien réussi : mais nous avonsremarqué que le gaïac vient assez mal, et nous crovons en trouver lacause dans la résine quil contient. En effet, quoique le relief nous aitparu assez net dans la plus grande partie de sa surface, on voyoit endautres endroits, et surtout au centre, des boursouflures ou élévationsqui annonçoient du vide en dessous, et ayant levé avec longle cespetites croûtes, nous avons trouvé dessous, des parties dune substance ,qui sembloient être eutrées en ébullition, et avoir acquis la concrétiondu soufre. On y voyoit encore des trous semblables à ceux que laisseune matière résineuse comme de la cire à cacheter, quand elle a été tropchauffée. Cet inconvénient est commun à tous les bois qui renfermentde la résine. Nous croyons donc être fondés à établir en principe géné-ral , que tous les bois, lhuile essentielle nest pas en grande abon-dance, sont dautant plus propres à être moulés, et à donner une surfacefine, que leurs pores sont plus fins et leurs fibres plus délicates.

Nous allons donner la description des ustensiles nécessaires à cette opé-ration.

Sur un banc ou établi A, fig i , PI. 5 /\, formé dune forte pièce debois de 4 à 5 pouces dépaisseur sur 1 4 à 2 G pouces de large et 5 piedsde long ou environ , portée par six pieds très-forts et scellés en terre enmaçonnerie, ou dans le plancher, si lon nest pas logé assez commodé-ment , et de 1 1 à 1 5 pouces de haut, est fixé un étrier de fer B B, dont lesbouts sont coudés à léquerre, et retenus sur létabli, au moyen de deuxboulons à tige et tète carrées, çt qui, après avoir traversé lépaisseur delétabli, sont retenus par deux forts écrous en dessous, et quon ne peutvoir ici. Au haut de cet étrier, est une entaille ou encoche a, capable decontenir juste une des branches de la presse C ,Jîg i et 2 . Sur 1 épaisseurde létabli, est pratiqué un ravalement ù, dans lequel entre juste la se-melle de la presse; et comme le bois ne manqueroit pas à la longue desarracher, par leffort quon fait en serrant et desserrant la presse, onarme les deux bords de cette rainure, ou ravalement, de deux barreauxde fer c } c, qui passent dans lépaisseur de létabli, et sont retenus endessous par de bons écrous.

Cet établi, pour être plus commode, doit être au milieu de la pièceon travaille, afin quon puisse, en serrant et desserrant la vis, tournertout autour. Cependant on j>eut le placer contre un mur; et dans ce cas,