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du dessin. Le bois rose vient cependant assez bien, mais il perd entière-ment sa couleur, et devient d’un brun sale : l’if est aussi très-bien venu.Le noyer et autres bois Français ont assez bien réussi : mais nous avonsremarqué que le gaïac vient assez mal, et nous crovons en trouver lacause dans la résine qu’il contient. En effet, quoique le relief nous aitparu assez net dans la plus grande partie de sa surface, on voyoit end’autres endroits, et surtout au centre, des boursouflures ou élévationsqui annonçoient du vide en dessous, et ayant levé avec l’ongle cespetites croûtes, nous avons trouvé dessous, des parties d’une substance ,qui sembloient être eutrées en ébullition, et avoir acquis la concrétiondu soufre. On y voyoit encore des trous semblables à ceux que laisseune matière résineuse comme de la cire à cacheter, quand elle a été tropchauffée. Cet inconvénient est commun à tous les bois qui renfermentde la résine. Nous croyons donc être fondés à établir en principe géné-ral , que tous les bois, où l’huile essentielle n’est pas en grande abon-dance, sont d’autant plus propres à être moulés, et à donner une surfacefine, que leurs pores sont plus fins et leurs fibres plus délicates.
Nous allons donner la description des ustensiles nécessaires à cette opé-ration.
Sur un banc ou établi A, fig • i , PI. 5 /\, formé d’une forte pièce debois de 4 à 5 pouces d’épaisseur sur 1 4 à 2 G pouces de large et 5 piedsde long ou environ , portée par six pieds très-forts et scellés en terre enmaçonnerie, ou dans le plancher, si l’on n’est pas logé assez commodé-ment , et de 1 1 à 1 5 pouces de haut, est fixé un étrier de fer B B, dont lesbouts sont coudés à l’équerre, et retenus sur l’établi, au moyen de deuxboulons à tige et tète carrées, çt qui, après avoir traversé l’épaisseur del’établi, sont retenus par deux forts écrous en dessous, et qu’on ne peutvoir ici. Au haut de cet étrier, est une entaille ou encoche a, capable decontenir juste une des branches de la presse C ,Jîg • i et 2 . Sur 1 épaisseurde l’établi, est pratiqué un ravalement ù, dans lequel entre juste la se-melle de la presse; et comme le bois ne manqueroit pas à la longue des’arracher, par l’effort qu’on fait en serrant et desserrant la presse, onarme les deux bords de cette rainure, ou ravalement, de deux barreauxde fer c } c, qui passent dans l’épaisseur de l’établi, et sont retenus endessous par de bons écrous.
Cet établi, pour être plus commode, doit être au milieu de la pièce oùon travaille, afin qu’on puisse, en serrant et desserrant la vis, tournertout autour. Cependant on j>eut le placer contre un mur; et dans ce cas,