CIIAP. I. Skcï. II. Moulage de la Corne. 453
fasse mieux dans le moulage, on pourra lui donner un peu moins de gros-seur vers le bout que contre le renflement; mais infiniment peu.
Les viroles sont plus aisées à tourner. On les mettra l’une après l’autre,par la partie extérieure, dans un mandrin, et on tournera le dedans bienrond, bien cylindrique et à un diamètre tel qu’elles entrent à frottementdoux sur le cylindre. On terminera en même temps la face qui se pré-sente; ensuite on mettra la virole en mandrin par son intérieur, pour ré-gler son épaisseur, et terminer sa seconde face. Comme on ne doit pasavoir ôté le cylindre de son mandrin, on tournera l’extérieur des virolesdessus, afin qu’elles soient concentriques avec lui. La fig. iG représenteune de ces viroles sur son épaisseur, et la Jig. 17 sur sa hauteur. La fig. 18représente l’assemblage de toutes ces pièces lorsqu’elles sont dans l'anneaude fer ou moule. Ce moule est ici représenté coupé perpendiculairement àsa base et sur son diamètre ; a a est l’épaisseur de la virole de cuivre quidouble celle de fer b b', A est un galet de cuivre qui entre juste dans lemoule, et qui forme le fond extérieur d’une boîte; B est la partie cylin-drique du noyau qui forme le dedans de la boîte; C est une virole placéesur le cylindre; D est la partie du cylindre ou noyau qui entre juste dansle moule. Toute la partie qui n’est point ombrée sur la figure est le vide quelaisse le noyau entre lui et le moule, et qui est rempli par la matière. Il est aiséde concevoir, à l’inspection de cette figure, que cette matière qui a la facultéde s’étendre en tout sens, au moyen de la pression qu’011 lui lait éprouver,reçoit la forme d’une cuvette de tabatière, lorsqu’on la force à la prendre.
L esjig. 19, 20, 21 , 22 et 23 , rendent encore plus sensible l’opérationdu moulage, et la position de toutes les parties, tant du moule que dunoyau. Ici on a représenté toutes les pièces coupées par la moitié sur leurhauteur. La fig. 19 représente le noyau garni de deux viroles, pour faireun couvercle. On voit que la partie Z), ayant peu de hauteur, 11e peut for-mer que le couvercle, et que si l’on supprime la virole C, ou les deux B,C, on aura une cuvette plus ou moins profonde. La fig. 20 est un cou-vercle coupé perpendiculairement à son dessus, qui dans le moule est endessous. La fig. 21 est la coupe perpendiculaire d’une cuvette. La Jig. 22est le galet de cuivre sur lequel pose la cuvette ou le couvercle. La Jig. 23est une moitié du moule en coupe sur son diamètre : on y distingue la vi-role de fer et celle de cuivre. Enfin , la Jig. 24 est une plaque de fer, surlaquelle toutes les pièces réunies reposent, lorsqu’elles sont sous la presse.
Il faut encore se pourvoir, dans un atelier de Moulage , d’une chau-dière de capacité suffisante pour contenir deux, et même trois presses. Les
Pl.