MANUEL DU TOURNEUR.
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joints des briques. On pratiquera, au milieu du côté opposé à celui quireçoit ce châssis, un conduit qui. vienne aboutir en rond, ou à peu prèsà la face supérieure. On échancrera pour cela les briques, de façon que ceconduit ait, à sa naissance dans le fourneau, une assez grande ouverture pourque la flamme vienne s’y rendre de tous côtés, et on l’étrécira à mesure qu’ilarrivera près de la surface supérieure. On adapte à ce trou un tuyau depoêle, comme on le voit sur les fig. 26 et 27, et la fumée est conduitedans la cheminée même, ou hors de la pièce où l’on travaille. Quand onsera parvenu assez haut, pour que la flamme ait assez de courant entre lagrille du cendrier et le fond de la chaudière, on posera sur cette dernièrerangée quelques barres de fer dans le même sens que les autres, maisseulement autant qu’il en faut pour que le fond de la chaudière 11e puisseêtre enfoncé par le poids des presses. On posera la chaudière sur ces barres,et l’on continuera de mettre des rangées de briques tout autour; et pourque celles qui seront au dessus de la porte ne puissent tomber, on mettrasur l’intervalle une bande de fer plat, sur laquelle elles reposeront. Quandon sera arrivé jusqu’au dessous du rebord de la chaudière, on l’ôtera deplace, pour ragréer en dedans les joints des briques, comme on l’a faitprécédem ment.
Lorsqu’on se sera pourvu de tout ce qui est nécessaire pour mouler, 011mettra la presse sur letabli à la place quelle doit occuper. On placerasur le patin, une plaque de fer bien unie et bien dressée, Jig. 4 ou 5. Onmettra le moule par dessus,//". G, et i5. On mettra ensuite une des deuxplaques de corne qu’on a préparées le plus droit qu’on pourra, c’est-à-direde manière qu’elle déborde également tout autour. On mettra par dessus ,le tampon Jig. 8 , qui doit être de six à huit lignes plus petit que le moule.On serrera un peu avec le petit tourne-à-gauche, et l’on portera le toutdans l’eau bouillante, où on le laissera une petite demi-heure. Ayant replacéla presse sur l’établi, on donnera une serre un peu forte, et l’on verra lacorne entrer dans le moule. On la plongera de nouveau dans l’eau bouil-lante, et au bout de quelque temps, on la reportera sur l’établi, où 011donnera une petite serre qui fasse entrer la corne un peu plus avantdans le moule. Si c’est le couvercle, on se contentera de la premièreserre; mais dans l’un ou l’autre cas, on ne doit jamais faire entrer dupremier coup toute la corue dans le moule. On refroidira le tout en leplongeant dans l'eau froide; et après avoir desserré, on verra que la cornea pris la forme d’une cuvette arrondie intérieurement par le fond.
Cette manière de procéder est absolument indispensable. Si l’on voidoif,