CIIAP. I. Sect. III. Moyen de Tirer en Corne des Copies, etc. 4%dir le tout, et l’on aura une plaque suffisamment épaisse pour donner lerelief dont on a besoin.
Si l’objet qu’on se propose de mouler présentoit dans quelques unes deses parties un relief considérable, comme, par exemple, la partie infé-rieure d’un buste, il seroit à propos d’intercaler entre les deux plaques decorne, et avant de les souder, une rondelle de même matière, que l’onplaceroit précisément à l’endroit que doit occuper cette partie saillante.
On nettoiera, avec soin, avec une râpe, ou autre instrument propreà gratter, la plaque du coté où doit être l’empreinte. La matrice ou creuxdoit être tournée à la grandeur du moule, et y entrer juste. Si elle estsuffisamment épaisse, on l’y mettra seule au fond, le creux en dedans dumoule; sinon, on mettra au fond du moule un galet, et la matrice par-dessus. On mettra ensuite la plaque de corne, la face nettoyée sur la mé-daille. On placera par dessus un galet, puis le tampon, et enfin le tasseau;et après avoir serré le tout, on le plongera dans l’eau bouillante. Aprèsquelques bouillons, on donnera une forte serre : on plongera de nouveau ,puis on donnera une seconde serre, et enfin on refroidira, et l’on auraune médaille en relief, qui aura toutes les perfections ou imperfections ducreux.
La précaution que nous indiquons ici pour composer une plaque decorne un peu épaisse n’est pas absolument nécessaire ; il y a des ouvriersqui se contentent de bien nettoyer les surfaces des deux plaques qu’ilsveulent souder, et de les mettre dans le moule, la partie mince de l’unesous l’épaisse de l’autre, de placer la médaille par dessous, et de mouler enmême temps qu’ils soudent. C’est une opération de moins.
On peut mouler en corne avec des plaques de fer chaudes, comme nousl’avons enseigné pour le bois; mais la chaleur sèche que la matière éprouvelui ôte son liant, la rend aigre et cassante; au lieu que l’immersion dansl’eau bouillante lui conserve mieux son onctuosité et sa souplesse.
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