CHAP. II. Sect VI. Moyen partie, de Doubler en écaille, etc.et le bleu de Prusse seront mêlés, par le moyen que nous avons indiquéplus haut, on prendra un peu de cette poudre, dans laquelle on mêlerades feuilles d’or en petits morceaux, jusqu'à ce que ce mélange présenteun composé à peu près égal d’or et de bleu : on mettra de cette poudresur le galet au fond du moule, en la semant au hasard, et comme parveines ; puis on mettra par dessus six à sept lignes de poudre bleue, ünpeut même, avec une pointe, mêler ces deux poudres, suivant des formesbizarres, et qui imitent la manière dont les marbres sont veinés.
On mettra la boite, préparée comme nous l’avons dit ailleurs, et rem-plie de son noyau, dans le moule. On mettra de la poudre bleue tout autour,lit par lit, et à chaque lit un peu de celle mêlée d’or; et produisant desveines avec une pointe ou une épingle, ce qu’on obtiendra aisément enpromenant la pointe irrégulièrement, soit de côté, soit de haut en bas.On continuera de remplir les côtés de la même manière, en foulant àchaque fois avec la petite cuillère, Jig. 29. Enfin, on donnera une serre unpeu forte, pour que la matière se tasse. O11 plongera dans l’eau bouillante;et la boîte, au bout d'un quart-d'heure, sera en état d’éprouver la der-nière serre, après quoi on fera refroidir, et l’opération sera terminée.
Comme le lapis-lazuli est d’une texture plus fine que le granit, il estsusceptible d’un poli plus lin ; il est donc à propos , pour imiter la nature,de revêtir cette boîte d’une plaque d’écaille blonde, par les procédés quenous avons précédemment décrits. Nous ne répéterons pas ici ce que nousen avons dit, nous nous contenterons d’y renvoyer le Lecteur.
SECTION VI.
Moyen particulier de Doubler en écaille les Boites de loupes de buis.
C’est pour ne rien omettre de tout ce qui concerne le moulage del’écaille que nous nous proposons de dire un mot des procédés usitéspour faire les plaques et les bâtes, tant de la cuvette que du couvercle,pour les tabatières de loupes ou autres.
Comme ces plaques sont ordinairement fort minces, afin de ne pasprendre inutilement sur la capacité d’une boîte, dont le mérite est de con-tenir le plus de tabac possible dans un espace le plus petit, on choisirales parties les plus minces des morceaux qui tombent nécessairementlorsqu’on découpe les feuilles. On les grattera bien dessus et dessous , onles ébisellera avec soin, et on en mettra une quantité suffisante sur un