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Tome second.
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CHAP. II. S 1 -: ct. VIII. Manière d'incruster mr des Boites , elc. / ( 83incrustés, en or de différentes couleurs, ainsi qu'en argent, des fleurs,des paysages, des sujets de toute espèce, exécutés avec la plus grande pré-cision, et semblables à ces pièces de marqueterie, qui sont autant detableaux, et qui cependant sont aussi passées de mode. Nous croyonsdevoir compléter lArt du moulage en écaille, par la description de cesdivers procédés.

On commence par dessiner sur un papier, de grandeur convenable,lobjet quon veut reporter sur une boîte. On en prend ensuite le calquesur un jiapier vernissé, et on dessine à part toutes les parties séparées.Ainsi, si cest un bouquet, on dessine à part le vase, le plan sur lequel ilest posé, les tiges des fleurs, les différentes fleurs, ainsi que leurs pétales,si leur volume permet dentrer dans ces détails. On découpe avec sointoutes ces parties, et on les colle sur des lames, infiniment minces, dorde différentes couleurs, et dargent, selon la couleur quon veut leurdonner dans lexécution.

On vend à Paris , et dans les grandes villes, de lor jaune, rouge, vert ,gris, chez quelques Bijoutiers, marchands dor et dargent, et on a lafacilité de faire réduire ces lames à tel degré dépaisseur quon jugeà propos, au moyen de laminoirs, dont ces Marchands sont pourvus :cest par des préparations chimiques quon vient à bout de faire prendreà lor ces différentes couleurs; mais il nentre pas dans le plan de cetouvrage de donner, ni les compositions, ni les procédés quon met enusage pour y parvenir. Quant aux lames dargent, si on nen a pas depassées au laminoir, on peut aplatir, sur un tas bien poli, et avec unmarteau gussi à tète polie, quelque menue pièce de monnoie dargent.

On découpe ensuite toutes ces lames, en suivant avec précision ledessin. On termine ensuite tous les contours avec de petites limesdouces, de différentes formes, et on colle à mesure chaque partie surle dessin, pour sassurer que chacune delles convient parfaitementà la place quelle doit occuper; et on les joint les unes aux autres, le plusexactement possible, comme les pièces de rapport dans un ouvrage demarqueterie. Quant aux tiges des fleurs, ce nest autre chose que du fildor ou dargent extrêmement fin, quon aplatit à la lime ou au marteau,sur un tas bien poli, ou au laminoir. On leur donne la courbure qu ellesdoivent avoir, soit à la main, soit avec de petites pinces à becs ronds.

Lorsquon est parvenu à couvrir, de cette manière, tout le dessin departies rapportées, on mouille ce dessin, et au bout de quelques instanstoutes ces pièces s'enlèvent avec la plus grande facilité. On les reporte à

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